N°309 - Avril 2024

Le Lien des Cellules de Prière

Éditorial

Dieu est amour et ses désirs visent la justice et la paix. C'est en vivant sa volonté que l'on peut accéder à la vraie Vie. Mais alors, comment faire ? L'article principal de ce numéro nous invite à suivre l'exemple du Christ pour marcher dans le chemin passionnant qu'il a tracé.

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Persévérer dans la volonté de Dieu

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront au jour du jugement : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé (...) chassé des démons (...) fait beaucoup de miracles en ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » Matthieu 7.21-23.

Ce texte suscite plusieurs questions bien légitimes. Pourquoi Jésus refuserait-il l’entrée dans le Royaume céleste à des disciples qui ont œuvré de la sorte en son nom? Au cours de son ministère terrestre, n’a-t-il pas envoyé lui-même ses disciples en leur donnant l’ordre de chasser les démons et de guérir les malades? Ne leur a-t-il pas donné la puissance pour accomplir ses ordres? Les gens dont il parle ici ont-ils fait quelque chose de faux pour mériter un tel rejet? Pourraient-ils prophétiser, chasser des démons et faire des miracles, au nom de Jésus, sans être investis par la puissance du Saint-Esprit? Cela ne semble pas possible! Ou bien pourraient-ils avoir un tel ministère de puissance et être en même temps des pécheurs invétérés, au point de justifier ce rejet de la part de Jésus? Cela semble difficile à envisager. Que faut-il donc en penser?

Le sens réel du message de Jésus est ailleurs. Dans les versets 15-20 du même chapitre, Jésus met en garde ses disciples contre les faux prophètes : « Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.» Là, manifestement, ces gens sont de faux prophètes qui mentent aux autres en prétendant leur parler de la part de Dieu.

Aux versets 21-23, la situation est différente: ces gens ont bien agi de la part de Dieu et par sa puissance, mais l’on peut supposer qu’à un moment de leur vie ils se sont relâchés ou ont même carrément dévié. Malgré cela, ils continuent de penser que le fait d’avoir prophétisé au nom du Christ ou d’avoir chassé des démons et fait des miracles en son nom va leur fournir automatiquement un ticket d’entrée pour le Royaume céleste. Non! dit Jésus: l’important est de faire la volonté de Dieu, non pas seulement à un moment de votre existence, mais tout le temps et ceci jusqu’à la fin de votre vie sur terre. Il est en effet possible de bien commencer et de mal finir!

Pensez au disciple Judas, que Jésus a choisi pour faire partie de sa petite équipe. Il a été envoyé avec les autres disciples pour annoncer le Royaume; il a reçu, comme les autres, la puissance de chasser les démons et de guérir les malades au nom de Jésus. Et pourtant, il a mal fini : il a renié et livré son Seigneur, il s’est sorti de la vie divine pour laisser les ténèbres pénétrer en lui. Il n’a pas fait de la volonté de Dieu sa priorité. Il s’est perdu par sa faute.

Le message de Jésus nous rappelle non seulement l’importance de faire la volonté de Dieu, mais également la nécessité de persévérer dans cette voie jusqu’au terme de notre vie. Jésus le dit bien :. « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé» Matthieu 10.22; 24.13.

Tout au long de sa vie terrestre, Jésus a mis en pratique ce message. Il disait d’ailleurs ceci à ses disciples: « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.» Jean 4.34.

C’est ainsi qu’il définissait sa mission: «Je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.» Jean 6.38.

Puisque Jésus est notre modèle par excellence, voyons comment il a compris et fait la volonté de son Père céleste.

Jésus dans le temple à 12 ans (Luc 2.42-50)

Sans doute, Jésus a eu très tôt l’occasion de lire les Écritures. Il est passionné par ces textes et, déjà à l’âge de 12 ans, il éprouve le besoin d’écouter et d’interroger les docteurs dans le temple de Jérusalem. À ses parents qui s’inquiétaient de ne plus le trouver, il répond : «Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? »

Ce récit est important, parce qu’il nous montre que dès son plus jeune âge, Jésus prend du temps pour comprendre la volonté de son Père. C’est pour lui une priorité.

Jésus tenté dans le désert (Matthieu 4.1-11)

Juste après son baptême dans le Jourdain, Jésus est emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. Il va y passer en quelque sorte son examen d’entrée dans le ministère et montrer au monde spirituel de quelle autorité il veut dépendre.

Le principal objectif de Satan est de pousser Jésus à jouir de son statut privilégié de Fils de Dieu pour se distancier de son Père et agir de manière autonome. L’attaque est très subtile: «Puisque tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.»

Satan pousse Jésus à faire un miracle pour sa propre satisfaction et que son Père n’a pas demandé. Puis Satan place Jésus sur le haut du temple et lui suggère ceci: «Puisque tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit...» C’est pousser Jésus à tenter Dieu en l’obligeant à le secourir; un miracle inutile, qui n’était pas dans la volonté de Dieu.

En citant les Écritures, Satan tente Jésus de manière très rusée et habile, mais ce dernier ne tombe pas dans le piège et réaffirme clairement sa volonté d’obéir à son Père. Sa priorité est de faire la volonté de son Père et rien que sa volonté. Cette ferme détermination l’a préservé de tomber dans les griffes de l’ennemi.

La vraie famille de Jésus

(Matthieu 12.47-50)

Un jour, on annonce à Jésus que sa mère et ses frères sont dehors et cherchent à lui parler. Jésus fait cette réponse étonnante:

«Qui est ma mère, et qui sont mes frères? Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »

On comprend ainsi que les liens qui lient à Jésus celles et ceux qui font la volonté de Dieu sont plus forts que les liens de la famille naturelle.

Dire ou faire ? (Matthieu 21.28-31)

Jésus raconte l’histoire d’un père qui avait deux fils. Il demande à l’aîné de travailler dans sa vigne. Le fils refuse, mais finalement il y va quand même. Le père demande la même chose au cadet. Celui-ci acquiesce, mais n’y va pas.

Jésus pose alors la question: «Lequel des deux a fait la volonté du père?»

Les disciples répondent avec raison : le premier. C’est effectivement lui qui a réellement fait la volonté de son père.

Jésus agit selon son Père (Jean 5.19; 14.10)

J’aimerais relever ici deux paroles de Jésus qui nous montrent tellement bien sa dépendance vis-à-vis de son Père.

– Jésus vient de guérir un aveugle-né. Au lieu de se réjouir de la puissante manifestation de Dieu et de la guérison de ce pauvre homme, les pharisiens s’en prennent violemment à Jésus parce qu’il a fait une guérison le jour du sabbat. Non seulement il viole le jour saint du repos, mais en plus il appelle Dieu son propre Père. Jésus répond ceci:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. »

Si Jésus s’est permis d’intervenir un jour de sabbat, c’est parce que cette œuvre était dans le plan de son Père. Il n’a fait qu’accomplir la volonté de Dieu.

Nous sommes appelés à faire de même : Calquer notre action sur celle du Seigneur! Cela nécessite de notre part une attention constante à ses désirs et la ferme intention de les exaucer.

– Un jour, Philippe, un des douze disciples de Jésus, lui fait cette demande: «Montre-nous le Père.»

Jésus lui répond ceci: « celui qui m’a vu a vu le Père... Ne crois- tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.»

Jésus rappelle à nouveau que cette communauté de vie qu’il entretient avec le Père est essentielle et que tout le reste en dépend. Au point que même ses propres paroles sont celles du Père, et que ses œuvres sont en réalité celles de son Père.

Nous aussi, nous sommes appelés à vivre la même chose, dans une dépendance totale vis-à-vis du Seigneur. Mais pour cela, il faut entretenir notre communauté de vie avec Lui.

La prière que Jésus enseigne (Matthieu 6.10)

Cette prière, «Le Notre Père», est connue dans le monde entier. Elle est récitée chaque jour par des millions de chrétiens. La troisième demande est celle-ci: «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.» Elle fait suite immédiatement à cette demande : « que ton règne vienne.»

Vu l’état de notre monde, nous pouvons souhaiter de tout notre cœur que le règne de Dieu vienne et amène la justice, la paix, l’amour, la joie, etc. Mais pour que ce règne vienne, il faut que la volonté de Dieu soit faite sur terre comme elle est faite au ciel par les anges. C’est pour les chrétiens un long exercice d’obéissance et de sacrifice, parce que la volonté de Dieu est souvent contraire à la leur.

La résurrection de Lazare (Jean 11.1-44)

Lazare est le frère de Marthe et Marie. Tous trois habitent à Béthanie et sont des amis proches de Jésus. Lazare est tombé malade et ses sœurs s’empressent d’envoyer un messager pour avertir Jésus afin qu’il vienne le guérir. Mais, délibérément, Jésus choisit de rester encore deux jours de plus là où il se trouve. Puis, enfin, il part vers Béthanie. En arrivant, il trouve ses amis en pleurs, car Lazare est mort depuis quatre jours; il est déjà placé dans le sépulcre. Conduit au tombeau, Jésus ordonne que l’on ôte la pierre qui en ferme l’entrée, puis il fait cette prière étonnante: «Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé. Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. Puis il crie d’une voix forte: Lazare, sors!»

Et Lazare sort; il est revenu à la vie.

La prière de Jésus nous montre bien l’étendue de la communauté de vie entre Jésus et son Père: ils partagent un même dessein, une même ligne, une même volonté. Dans ces conditions, il est normal que Jésus soit toujours exaucé, puisqu’il accomplit parfaitement la volonté de son Père! Alors, pourquoi prie-t-il ? Jésus le dit lui-même : pour que la foule croie que c’est bien Dieu qui l’a envoyé. C’est donc une question de témoignage.

Quelque temps auparavant, l’aveugle-né guéri par Jésus l’avait bien compris: « nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, c’est celui-là qu’il exauce.» Jean 9.31.

Quelle belle déclaration!

Depuis la résurrection du Christ et son ascension auprès du Père, les chrétiens se retrouvent dans la même logique: s’ils vivent dans une profonde communauté de vie avec le Christ, leurs prières sont exaucées. C’est ce qu’expriment ces paroles de Jésus:

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.» Jean 14.12-14.

Les mots «en mon nom» impliquent cette communauté de vie que le Seigneur nous appelle à entretenir avec lui. Ils impliquent que nous suivions le Christ dans un même dessein, une même ligne, une même volonté. La réponse à nos prières confirme à ceux qui nous entourent que nous sommes envoyés par Lui pour faire sa volonté. C’est une belle manière d’honorer le Père et le Fils.

Jésus à Gethsémané (Matthieu 26.36-44; Luc 22. 40-46)

Je ne peux pas clore ce rapide tour d’horizon sans parler du moment le plus dramatique de la vie de Jésus, hormis bien sûr le supplice horrible de la crucifixion. Nous sommes à Gethsémané, le soir précédant la condamnation à mort du Christ. Il est avec ses disciples et il commence à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il s’éloigne un peu pour prier: «Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

À trois reprises, il fait cette même prière. Luc nous dit que Jésus est en agonie et que sa sueur est devenue comme des grumeaux de sang, qui tombent à terre. C’est une réaction physiologique rare (l’hématidrose) qui peut survenir en cas de stress majeur. Elle en dit long sur le trouble qui le saisit.

Si Jésus le voulait vraiment, il pourrait tout arrêter et renoncer à mourir sur la croix. Son Père l’accepterait certainement, tant son amour pour son Fils est grand. Mais Jésus refuse cette porte de sortie; il ne regarde pas à ses propres souffrances, et il met la volonté de son Père au premier plan. Il persévère jusqu’au bout et obtient la victoire.

Se servir de Dieu ou servir Dieu ?

J’aimerais, pour terminer, citer une formule qui décrit deux manières de

concevoir le verbe «servir» dans la vie chrétienne: il y a ceux qui se servent de Dieu et ceux qui servent Dieu. Les premiers considèrent Dieu comme une ressource extérieure, secondaire, à laquelle ils font appel lorsqu’ils en éprouvent le besoin. «Donne-moi ceci, fais cela...», comme si Dieu était à leur service. Leur priorité reste leur propre vie et leur relation à Dieu n’est que très secondaire, voire facultative. Les seconds reconnaissent que la volonté de Dieu est leur priorité et ils servent Dieu, parce qu’ils le considèrent comme leur maître.

Il est juste de voir en Dieu un Père aimant qui désire combler de bienfaits ses enfants. L’apôtre Paul recommandait ceci aux chrétiens de Philippe: «Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. »

Cependant, ces demandes ne devraient pas être notre priorité. C’est le sens des paroles de Jésus: « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données en plus.»  Matthieu 6.33.

Chercher le royaume et la justice de Dieu, c’est chercher à faire la volonté de Dieu!

Questions et pistes de réflexion

1. Qu’en est-il de votre premier amour pour le Seigneur?

2. Dieu peut-il vous parler personnellement ?

3. Comment mieux comprendre et faire la volonté de Dieu?

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Prendre en compte la souffrance des autres

« Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham...» Luc 16.19-22.

Le début de cette parabole nous décrit le grand contraste de ce monde. Alors qu’une toute petite partie de la population mondiale mène «joyeuse et brillante vie», le reste est semblable au pauvre Lazare qui se lève et se couche en vivant l’horreur et le désespoir.

Son désir de se rassasier des miettes et de ce qui pouvait tomber de la table du riche nous donne la mesure de l’injustice. Le superflu du nanti pourrait suffire au minimum vital du pauvre, mais il n’obtient même pas ces restes. De plus, couché à la porte du riche, il est sans abri et léché par les chiens...

Les sources de la souffrance

En se détachant de Dieu, l’homme a fait sombrer la création dans le mal et le chaos. C’est la terrible réalité qui s’exprime par ces paroles: «Nous savons que (...) le monde entier est sous la puissance du malin. » Jean 5.19.

Aujourd’hui, avec les médias et autour de nous, nous assistons à la détresse de beaucoup de nos semblables. La description de Lazare en évoque les fléaux ; les catastrophes, les guerres, l’injustice et la cruauté conduisent de nombreuses personnes à subir la famine, les maladies, à ne pas avoir de logement et à être humiliées et méprisées.

De plus, avec la croissance de la population mondiale et du mal, le nombre de personnes qui souffrent augmente. Et les chrétiens ne sont pas épargnés, car alors que dans certaines églises prospères beaucoup sont occupés à mener «brillante vie», plus de 300 millions de chrétiens sont persécutés à cause de leur foi.

À ceux-là s’ajoutent ceux qui, dans les générations qui nous ont précédés, ont souffert et ont été martyrisés pour que l’Évangile nous soit transmis.

Sortir de l’indifférence

Nous vivons dans une société qui valorise les divertissements et les loisirs. Comme lors du naufrage du «Titanic», les hommes préfèrent ignorer que le monde coule et que des gens se noient ; ils veulent s’amuser.

Dans cette parabole, cette attitude s’exprime dans l’apparence du riche et ses habits somptueux, qui sont le symbole du désir d’être glorieux et d’étaler sa réussite.

De la même manière, nous pouvons céder à cette tentation et chercher à nous revêtir des attraits du monde que sont l’orgueil de la vie et les convoitises.

«Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.» 1 Jean 2 :16.

L’envie de suivre l’esprit du monde et d’aimer le plaisir (le fun) plus que Dieu nous entraîne à fermer les yeux sur la souffrance, sur Christ et son retour.

C’est ce qui est arrivé dans le Sinaï: comme Moïse tardait à descendre de la montagne, les Hébreux se sont fait un veau d’or et l’ont adoré.

«Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’entre eux, selon qu’il est écrit: le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour se divertir.» 1 Corinthiens 10.6.

Le monde à venir

Paul, qui a beaucoup souffert et qui a vécu la fin de sa vie dans les cachots de Rome, nous exhorte à comprendre que les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire à venir (Romains 8.18).

Cela nous ramène à la parabole, car, comme le raconte Jésus, la mort biologique conduit à d’immenses changements.

«Le pauvre mourut et fut porté par les anges auprès d’Abraham.» Luc 16.22.

En écho aux paroles du Sermon sur la Montagne, le Christ ajoute qu’il a été consolé.
«Heureux les affligés, car ils seront consolés!» Matthieu 5.4.

Ce dénouement nous invite à voir plus loin. Aujourd’hui, nous sommes dans un temps d’injustice et d’attente. Face à la souffrance et à l’exemple des martyrs de l’Apocalypse, on ne peut que soupirer et prier: jusqu’à quand Seigneur?

« Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. Ils crièrent d’une voix forte : « Jusqu’à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre?» Apocalypse 6.9-10.

Oui, c’est notre désir que Dieu se lève et que son règne vienne!

Mais en attendant, alors que nous sommes dans ce monde, soyons attentifs à notre manière de vivre. Prenons à coeur et prions pour les Lazare affamés, malades, violentés et méprisés.

Que par nos prières et nos actes, ils aient une révélation de l’amour de Dieu et qu’ils soient réconfortés par la consolation qui les attend dans son royaume.

Questions et pistes de réflexion

1. Qui sont les «Lazare» de ce monde et à proximité de chez vous?

2. Êtes-vous sensible à leurs souffrances, et si oui comment?

3. Comment pouvons-nous leur témoigner l’amour de Dieu?

 

Note :

La parabole de l’homme riche et de Lazare nous parle aussi du terrible destin de ceux qui font le mal. Ainsi, dans le ciel, la porte que le riche avait maintenue fermée sur son prochain devient un abîme infranchissable. Par ailleurs, et tristement, Jésus nous fait comprendre que même une résurrection (comme celle qui avait eu lieu avec Lazare) ne suffit pas à casser l’endurcissement des coeurs.

Notre attitude est déterminante. Certains seront consolés, mais d’autres subiront la distance à laquelle ils ont mis Dieu et leur prochain. À bon entendeur, salut.