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Survol biblique sur la prière pour la guérison

Un Dieu qui agit pour restaurer et donner la vie

Exode 15 : 26 ; 23 : 25 ; Deutéronome 7 : 12 et 15 . Dans ces textes Dieu se présente comme « l’Éternel qui te guérit ». Il promet au peuple d’Israël la délivrance des maladies et fléaux qui sévissent hors de l’Alliance que Dieu a faite avec ce peuple. Elles font partie de l’héritage d’Israël et de ceux qui sont « greffés sur cette racine » par la foi en Christ (Rm. 11 : 17-18 ; 2 Cor. 1 : 20). La condition est de respecter cette Alliance.

Quelques autres références : Nomb. 21 : 4-9 (les serpents brûlants) ; Ps. 103 : 3 ; 107 : 17-21 ; 146 ; 147 : 3 ; Jér. 33 : 6 et 17 : 14, Es. 53 : 3-5 est un passage clé sur lequel nous reviendrons. Ces promesses sont un peu plus personnelles et ne comportent pas de conditions spéciales sinon celle de s’adresser à Dieu et — dans un cas — de reconnaître son péché. Quelques cas de guérisons miraculeuses sont mentionnés à propos de Moïse priant pour sa soeur lépreuse, Esaïe priant pour la santé du roi Ezéchias et surtout Élie avec Naaman et Élisée ; ces deux prophètes ramènent chacun un enfant de la mort à la vie.

A
utres versets utiles en rapport avec le sujet :
1 Cor. 6 : 13b : Le corps est pour le Seigneur (!) et le Seigneur est pour le corps (!) donc le Seigneur va prendre soin du corps de celui qui l’a mis à sa disposition ! Rom. 8 : 10-11 « L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus… rendra la vie à nos corps mortels. » Voir aussi Luc 10 : 19 ; 1 Jean 3 : 8; 1 Cor. 12 : 9 « les dons des guérisons » par l’Esprit.

Les bases de la guérison avec Jésus…
La guérison et la délivrance des esprits impurs font partie des « signes » qui attestent la vérité de son message: « le Royaume de Dieu s’est approché de vous » donc changez de direction. Quatre sortes de situations humaines permettent la guérison par Jésus :

- ceux qui venaient d’eux-mêmes pour être guéris (les plus nombreux)
- ceux qui étaient amenés par d’autres pour être guéris
- ceux qui ont été guéris à distance par l’intercession d’une autre personne (Mat.8 : 5-13 ; 15 : 21- 28 ; Jn.4 : 43-54)
- Ceux pour qui Jésus a pris lui-même l’initiative alors qu’ils n’avaient rien demandé (Mat. 8 : 14 ; Marc. 3 : 1-16 ; Luc 7 : 11-17 ; 13 : 10-13 ; Jean. 5 : 2-14 ; 9 : 1-12).

Dans tous les cas, tous ont été guéris sans exceptions, même si, dans un cas, Jésus s’y est pris à deux fois (Marc. 8 : 22-26). Par contre, Jésus n’a pas pris l’initiative de guérir tous les malades qui existaient dans son entourage : à la piscine de Bethésda, par exemple, il ne s’est adressé qu’à un seul. Dans tous les cas aussi, l’élément qui permet au pouvoir guérissant du Messie Jésus de produire son effet, c’est la foi du patient ou d’autres intervenants (Héb. 11 : 6; Mat.9 : 28-29 ; Actes 14 : 9-10, etc.) Même quand c’est Jésus qui prend l’initiative, il demande toujours un geste ou une démarche qui prouve un minimum de confiance en lui (ex : Jn. 9 : 7).


Avec les Disciples…
Dans Mat. 10 : 1 et 8, et Luc 10 : 1, 5, 9, 17-20, le mandat de guérir les malades est confié par le Seigneur à ses apôtres mais aussi aux 70 autres disciples qu’il envoie en mission et qui reviennent en ayant obtenu des délivrances et des guérisons !

En Marc 16 : 15-18, l’ordre missionnaire général comprend la promesse « Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris », promesse étendue à « ceux qui auront cru » (v. 17). En Jean 14 : 12-14, Jésus annonce que « celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais et il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père » (la guérison peut être incluse).

En effet, après l’élévation du Fils et la venue du Saint-Esprit à la Pentecôte, nous voyons les témoins du Christ opérer eux aussi des guérisons et actes de puissance, presque toujours accompagnant l’annonce du salut et du Royaume ou suscitant cette annonce : Pierre et Jean et les autres apôtres (Actes 2 : 43 ; 3 : 1-11 ; 4 : 29-31 ; 5 : 12-16 ; 9 : 32-43). Etienne, Philippe et Ananias, nonapôtres (Actes 6 : 8 ; 8 : 5-8 et 13 ; 9 : 17-18). Paul (Actes 14 : 3, 8-10 ; 16 : 18 ; 19 : 11-12 ; 20 : 9-12 ; 28 : 7-9). Il est bon de se souvenir que les dons des guérisons, surtout sous la forme rapide et plus ou moins spectaculaire, sont accordés principalement pour l’évangélisation (seuls deux d’entre eux concernent des gens déjà dans la foi).

La prière de guérison dans le contexte de la communauté chrétienne est clairement mentionnée en Jacq. 5 : 13-18.

«
Confessez donc vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière agissante du juste a une grande efficacité » (Jacques 5 : 16).

Exercer le ministère de guérison
Les bases qui fondent la foi en la guérison divine. Le prophète Esaïe, (Es. 53 : 3-5) établit un parallèle entre le fait que le Serviteur de l’Éternel s’est chargé des douleurs et des maladies (v. 4) et le fait qu’il s’est aussi chargé des péchés et des iniquités (v.5). C’est dans ses meurtrissures que nous sommes guéris (v. 5) ; Mat. 8 : 16-17 cite ce texte à l’appui des guérisons opérées par Jésus en faveur de ceux qui viennent à lui. Autres textes qui établissent ce parallèle : Marc 2 : 1-12, Ps. 103 : 3.

Nous pouvons nous approprier la richesse de cette rédemption par un seul moyen : la foi Héb.11 : 1 et 6; Jean. 11 : 40 ; Mat. 18 : 19 ; Jean. 14 : 13-14 et 15 : 7 ; Marc.11 : 23-24 ; Rom. 8 : 32. Et c’est l’Esprit qui rend ce trésor opérationnel pratiquement (Hb. 2-3-4).


Qui peut prier pour les malades en s’attendant à leur guérison?
Tout chrétien oint de l’Esprit peut élever la « prière de la foi » suite à une conviction ou une révélation de ce que Dieu va faire ou suite à un don de foi ou de guérison (voir Marc 11 : 24 ; 1 Jean 5 : 14-15). Ou encore quelqu’un qui est directement mandaté pour cela par le Seigneur (Mat. 10 : 8 ; Marc. 6 : 12-13 et Luc 10 : 9).
Ne nous décourageons pas si l’exaucement n’a pas toujours lieu comme nous l’aurions voulu, mais persévérons dans ce service. Les malades sont de toute façon touchés et bénis quand nous prions pour eux.


Les questions…
Y a-t-il un rapport entre le péché et la maladie ? Oui, mais au sens collectif de toute l’humanité. Les bien-portants aussi sont co-responsables « car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3 : 23).

Il est vrai que certaines maladies sont la conséquence directe de tel comportement destructeur ou d’attitudes négatives, mais dans l’ensemble, la responsabilité est collective.

Remarque importante : Dans le cas de l’aveugle-né (Jn 9 : 1-3), à la question des disciples d’investiguer sur les causes de cette infirmité, Jésus tourne leurs regards vers le but à venir en Dieu : c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui !


Y a-t-il un rapport entre la maladie et Satan ?
Le livre de Job nous apprend que « le juste » peut être atteint par la maladie à cause des manoeuvres de Satan. Dans cette situation, Dieu a permis cette épreuve.
L’exemple et l’attitude de Job dans la souffrance doivent nous pousser à rechercher le Seigneur et à nous attacher d’autant plus à Lui. L’exemple de Job nous apprend a aimer Dieu et le prochain, non d’abord en fonction du bénéfice que nous en retirons, mais pour Lui-même (Job 1 : 9-11 ;
Es. 58 : 6-8,11).
A noter que selon les Évangiles, certaines maladies sont provoquées par des esprits mauvais à chasser (Luc 11 : 14 ; 13 : 11)


Le don de guérison peut-il être limité ?
Le bas niveau général de la foi de l’église ou des divisions, de graves péchés cachés ou encore le manque de compassion peuvent faire obstacle à l’action de l’Esprit…

Y a-t-il une méthode qui assure la guérison par l’Esprit de Dieu ?
Non, le seul ingrédient indispensable est la foi obéissante dans la compassion. C’est l’Esprit Saint qui est efficace par le nom de Jésus Seigneur. La parole proclamée, suite à la prière d’écoute, est aussi une force. Mais que ce soit avec le support de l’imposition des mains ou de l’onction d’huile (attestés toutes les deux bibliquement, mais non toujours indispensables), que ce soit par don de révélation, par tel ou tel geste symbolique comme mettre les doigts dans les oreilles, de la boue sur les paupières, transmettre des tissus sur lesquels la prière a été faite, etc. tout cela ne saurait en aucun cas constituer un système qui assure la guérison !

Jésus variait constamment sa façon de faire sous l’inspiration du Père (Jean. 5 : 19).