Le Lien des cellules de prière
318 | Juillet 2026La valeur de l'esprit
Spirituel
Royaume de Dieu
Résurrection & Vie éternelle
Vie personnelle
Vie chrétienne
Foi
Lien
Esprit
Le cadeau de la vie
Pour profiter des illustrations, vous pouvez lire l'article dans sa version PDF.
Si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes vivant. Cela vous semble normal, mais c’est extraordinaire.
En effet, notre corps est formé de plus de 200 os. Ces pièces mécaniques, parfaitement ajustées, sont reliées à plus de 700 moteurs. Chacun d’eux est commandé par de précises impulsions électriques 1. Pour distribuer l’énergie, toutes les minutes, notre coeur fait circuler le sang dans un réseau de 100’000 kilomètres.
Afin de gérer le système, 150’000 km de fibres nerveuses sont connectés aux 90 milliards de neurones de notre cerveau.
Grâce à l’assemblage de 78 organes, nous pouvons voir, entendre, parler, sentir, nous déplacer...
Les technologies qui permettent à tout cela de fonctionner sont inouïes...
Notre commencement
« C’est toi qui m’as tissé dans le sein de ma mère. (...) Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient. » Psaume 139.13-16.
Comme l’exprime le psalmiste, le plus impressionnant, c’est que notre vie a commencé sous la forme d’une bille de la taille d’une poussière (0.12 mm).
Au coeur de notre première cellule, une « parole » écrite avec des atomes est enroulée dans de minuscules bobines : les chromosomes.
Par la puissance de ce logiciel, nos cellules se sont multipliées jusqu’à former un édifice parfaitement agencé de plus de 30 mille milliards de cellules.
Comme chacune d’elles contient environ deux mètres d’ADN, mises bout à bout, ces lignes de code formeraient un fil d’une longueur de plus de 60 milliards de kilomètres. C’est plusieurs fois la taille de notre système solaire !
La puissance de la vie
Comment la « parole » enfermée dans une seule cellule peut-elle se multiplier et écrire de l’information sur des distances aussi extravagantes ?
Ce prodige silencieux dépasse l’entendement, car selon mes calculs, durant la gestation, la fabrication des filaments d’ADN atteint une vitesse de production de près de 10 millions de kilomètres par heure.
Après notre naissance ce processus continue. Ainsi, en moyenne tous les 7 ans, la quasi-totalité de nos cellules est remplacée. Cela signifie que, maintenant, votre corps fabrique de nouvelles cellules, et que les « fils » de leur ADN sont tissés à une vitesse cumulée de près d’un million de kilomètres à l’heure ! 2
Ces prodiges concernent les milliards d’êtres humains et les myriades de plantes et d’animaux qui vivent ou qui ont vécu sur la Terre.
Toute la force et la complexité des êtres vivants reposent sur ces prodiges. Sur la puissance d’une « Parole » qui agit et multiplie.
« Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée. » Psaume 139.6.
Le temps d’une vie
Oui, notre corps est fabuleux et c’est un énorme privilège de vivre. Toutefois, et comme le rappelle souvent la Bible, la vie biologique est éphémère.
C’est notamment ce qu’exprime le cri que doit proclamer le prophète Ésaïe :
« Toute chair est comme l’herbe et tout son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur tombe… »
Ésaïe 40.6-7 et 1 Pierre 2.24.
Comme pour les plantes, notre vie commence par monter, mais après avoir atteint le sommet de sa force et de sa gloire, elle retombe.
Ainsi, après environ 20 années de croissance, notre corps atteint ses performances maximales.
Vers l’âge de 40 ans, la courbe commence à redescendre et chaque année nous perdons entre un et deux pour cent de nos forces.
Progressivement ce déclin se poursuit ; il entame nos sens : notre vue et notre ouïe baissent, nous perdons l’équilibre. Notre agilité et notre mobilité diminuent, nos capacités intellectuelles sont moins performantes et souvent notre mémoire s’efface.
Finalement, et dans une loi immuable, l’édifice formé par nos milliers de milliards de cellules s’écroule et la poussière retourne à la poussière.
Mais, ne l’oublions pas, cette redoutable échéance peut aussi survenir à tout moment. Par la maladie, un accident ou la violence d’un tiers, le système qui soutient notre vie biologique peut subir des dommages irréversibles.
« Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main 3 et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle. » Psaume 39.5.
La fragilité de notre corps devrait nous amener à prendre conscience que notre permis de vivre sur la terre est temporaire.
Tout ce qui est biologique et matériel est enfermé dans une parenthèse, que nous devrons abandonner.
N’est-ce pas un aspect très important à prendre en compte ?
« Qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. » Jacques 4.14.
L’esprit
Le fait d’être condamné à perdre sa vie peut sembler désespérant. Face à cela beaucoup cherchent à profiter aux maximum de tous les plaisirs. Déjà à l’époque de Paul, cette philosophie s’exprimait par ces paroles :
« Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » 1 Corinthiens 15.32.
Mais, cette voie n’oublie-t-elle pas un aspect essentiel ? En effet, comme le révèle la Bible, l’homme n’est pas formé seulement d’atomes.
Comme le rapporte la Genèse, après avoir créé l’univers, la Terre et une multitude d’espèces vivantes, Dieu s’approche de sa plus précieuse créature. Dans un geste de générosité inouï, il souffle et lui donne une part de lui-même.
Tel un diamant posé dans un écrin, ce don apporte aux hommes une essense divine. Désormais, et à la différence des animaux, leur corps biologique abrite un esprit éternel 4.
« S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel. » 1 Corinthiens 15.45.
C’est à cause de la présence de cet esprit que les hommes ont conscience de l’existence d’un monde invisible supérieur et qu’ils prient.
« Dieu a fait toute chose belle en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité. » Ecclésiaste 3.14.
Personne ne peut étouffer ses besoins spirituels, c’est pourquoi en tout temps et en tout lieu les hommes prient et ont exprimé leur dévotion à travers des milliers de cultes et de religions.
Quand l’esprit retourne à Dieu
Durant notre séjour sur Terre, l’esprit et le corps sont liés, mais à la mort, le « diamant » quitte son écrin.
« Avant que la poussière retourne à la terre (…), et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » Ecclésiaste 12.9.
C’est cette séparation que l’on observe lorsque le Christ est sur la croix. Après avoir beaucoup souffert et avant que son corps sombre dans la mort, il confie à Dieu sa part éternelle :
« Père, je remets mon esprit entre tes mains. » Luc 23.46.
Quelques semaines plus tard, alors que l’évangile se répand, plusieurs chrétiens sont persécutés et mis à mort à cause de leur foi.
Victime de cette adversité, Étienne est lapidé par une foule en colère. Dans ces instants tragiques, à la manière de Jésus, il pardonne à ses bourreaux et rend son âme à Dieu :
« Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Actes 7.57.
Aujourd’hui, de nombreux livres et vidéos rapportent les expériences de ceux qui ont été ranimés après avoir plongé dans la mort.
La plupart de ces témoignages parlent de l’étonnante séparation qu’ils ont vécue lorsque leur esprit a quitté leur corps.
Leurs « visites » dans des dimensions éternelles ont bouleversé leurs vies.
Après cela, de nombreux athées ont été convaincus de l’existence de Dieu.
Mais, faut-il passer par de telles extrémités pour comprendre la valeur de l’esprit ?
Rétablir la vie
Dieu, par amour, a procréé en donnant son Esprit aux hommes. Malheureusement, à cause du péché, cette part divine est le plus souvent méprisée et délaissée 5.
Ainsi, par sa culture, ses médias et ses divertissements, le monde moderne, profondément imprégné d’athéisme, nous invite à rechercher les richesses matérielles, les plaisirs et le bien-être.
Oui, notre corps est important et nous permet de ressentir, se mouvoir, agir... Mais le « passager » de notre véhicule biologique est bien plus précieux.
En réponse à l’amour du Créateur, ne devrions-nous pas prendre grand soin de ce qui est divin et éternel ?
Comme dans la Genèse, à travers le Christ, Dieu s’approche des hommes avec le désir de les remplir de sa présence.
Pour faire vivre et valoriser notre dimension spirituelle, il faut commencer par lui ouvrir notre coeur.
Alors, l’union entre ce « Souffle » et notre esprit, nous élève au statut d’enfants de Dieu ; c’est le vrai sens de la vie.
« Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » Jean 4.24.
Vivre selon l’Esprit
« L’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » Matthieu 26.41.
Pas facile d’échapper à la tyrannie des désirs qui m’incitent à me tourner vers le néant. En tant que chrétien, je dois reconnaître que je consacre beaucoup de temps et d’énergie à satisfaire mes besoins matériels et biologiques.
Comment mieux investir dans les richesses éternelles ? Cette réflexion personnelle nous amène à reconsidérer nos priorités. C’est ce qui s’exprime lorsque Dieu invite les Hébreux qu’il a libérés de l’esclavage à se reposer un jour par semaine. En refusant la tyrannie des contraintes matérialistes, l’homme crée un espace de communion.
De la même manière, comment aujourd’hui, puis-je exercer, sans légalisme, une autorité sur ce qui m’asservit, dont certaines passions et loisirs ?
Par ailleurs, il est important de nourrir notre esprit avec des paroles et des vérités issues du Créateur. En lisant régulièrement la Bible, nous édifions notre dimension spirituelle.
Les prières intérieures développent aussi la relation entre notre esprit et celui de Dieu. En tout temps, elles permettent de soumettre nos pensées à Dieu et de développer notre foi.
« Ceux qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. » 1 Pierre 2. 24.
Dieu est amour... Celui qui agit selon sa volonté considère que la valeur des autres, et notamment des plus faibles, est supérieure aux richesses du monde.
L’espérance
Vivre selon Dieu et par l’Esprit ne vous sort pas du monde. À la manière des autres hommes et créatures, notre corps peut être atteint par des accidents, des maladies et la vieillesse.
Pourtant, en marchant selon la justice et l’amour de Dieu, notre partie éternelle croît et se fortifie. C’est ce témoignage que nous rapporte l’apôtre Paul, alors qu’il était faible et oppressé :
« Même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » 2 Corinthiens 4.16.
Dans l’épreuve ou le déclin de la vieillesse, le corps perd sa force et fait souffrir. Mais, en prêtant attention à ce que l’Esprit proclame dans notre coeur, nous entendrons cette merveilleuse promesse :
« Si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice (éternel) qui est l’ouvrage de Dieu. » 2 Corinthiens 5.1.
Questions pour un partage
Pour prendre conscience du trésor que Dieu a mis en vous et dans les autres, méditez et échangez en groupes ces quatre questions :
1. Avez-vous conscience d’être une créature merveilleuse ?
2. Pensez-vous à votre mort prochaine et qu’est-ce que cela produit ?
3. Comment pouvons-nous mieux valoriser notre partie divine et éternelle ?
4. De quelles manières pouvons-nous apporter des bénédictions qui viennent de l’Esprit de Dieu autour de nous ?
-------
Notes de base de page
1 : Pour permettre aux villosités intestinales et aux autres cellules de bouger, notre corps abrite des milliards d’autres moteurs.
2 : Un nouveau-né a environ 17’000 milliards de cellules. Durant sa gestation, la multiplication cellulaire croît de façon exponentielle. Par conséquent, c’est durant les dix dernières semaines que la vitesse est la plus rapide.
3 : Les doigts de notre main font écho aux étapes de la vie : gestation, enfance, jeunesse, maturité et vieillesse.
4 : Adam et Ève sont les premiers à recevoir l’Esprit et à devenir « fils de Dieu » (Luc 3.38). À l’époque, comme l’indique Genèse 4 (et la femme de Caïn), il y avait d’autres peuples.
5 : La perception de l’esprit est plus intense chez les enfants. Ensuite et par notre endurcissement à Dieu, elle s’estompe.
Pour profiter des illustrations, vous pouvez lire l'article dans sa version PDF.
Si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes vivant. Cela vous semble normal, mais c’est extraordinaire.
En effet, notre corps est formé de plus de 200 os. Ces pièces mécaniques, parfaitement ajustées, sont reliées à plus de 700 moteurs. Chacun d’eux est commandé par de précises impulsions électriques 1. Pour distribuer l’énergie, toutes les minutes, notre coeur fait circuler le sang dans un réseau de 100’000 kilomètres.
Afin de gérer le système, 150’000 km de fibres nerveuses sont connectés aux 90 milliards de neurones de notre cerveau.
Grâce à l’assemblage de 78 organes, nous pouvons voir, entendre, parler, sentir, nous déplacer...
Les technologies qui permettent à tout cela de fonctionner sont inouïes...
Notre commencement
« C’est toi qui m’as tissé dans le sein de ma mère. (...) Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient. » Psaume 139.13-16.
Comme l’exprime le psalmiste, le plus impressionnant, c’est que notre vie a commencé sous la forme d’une bille de la taille d’une poussière (0.12 mm).
Au coeur de notre première cellule, une « parole » écrite avec des atomes est enroulée dans de minuscules bobines : les chromosomes.
Par la puissance de ce logiciel, nos cellules se sont multipliées jusqu’à former un édifice parfaitement agencé de plus de 30 mille milliards de cellules.
Comme chacune d’elles contient environ deux mètres d’ADN, mises bout à bout, ces lignes de code formeraient un fil d’une longueur de plus de 60 milliards de kilomètres. C’est plusieurs fois la taille de notre système solaire !
La puissance de la vie
Comment la « parole » enfermée dans une seule cellule peut-elle se multiplier et écrire de l’information sur des distances aussi extravagantes ?
Ce prodige silencieux dépasse l’entendement, car selon mes calculs, durant la gestation, la fabrication des filaments d’ADN atteint une vitesse de production de près de 10 millions de kilomètres par heure.
Après notre naissance ce processus continue. Ainsi, en moyenne tous les 7 ans, la quasi-totalité de nos cellules est remplacée. Cela signifie que, maintenant, votre corps fabrique de nouvelles cellules, et que les « fils » de leur ADN sont tissés à une vitesse cumulée de près d’un million de kilomètres à l’heure ! 2
Ces prodiges concernent les milliards d’êtres humains et les myriades de plantes et d’animaux qui vivent ou qui ont vécu sur la Terre.
Toute la force et la complexité des êtres vivants reposent sur ces prodiges. Sur la puissance d’une « Parole » qui agit et multiplie.
« Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée. » Psaume 139.6.
Le temps d’une vie
Oui, notre corps est fabuleux et c’est un énorme privilège de vivre. Toutefois, et comme le rappelle souvent la Bible, la vie biologique est éphémère.
C’est notamment ce qu’exprime le cri que doit proclamer le prophète Ésaïe :
« Toute chair est comme l’herbe et tout son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur tombe… »
Ésaïe 40.6-7 et 1 Pierre 2.24.
Comme pour les plantes, notre vie commence par monter, mais après avoir atteint le sommet de sa force et de sa gloire, elle retombe.
Ainsi, après environ 20 années de croissance, notre corps atteint ses performances maximales.
Vers l’âge de 40 ans, la courbe commence à redescendre et chaque année nous perdons entre un et deux pour cent de nos forces.
Progressivement ce déclin se poursuit ; il entame nos sens : notre vue et notre ouïe baissent, nous perdons l’équilibre. Notre agilité et notre mobilité diminuent, nos capacités intellectuelles sont moins performantes et souvent notre mémoire s’efface.
Finalement, et dans une loi immuable, l’édifice formé par nos milliers de milliards de cellules s’écroule et la poussière retourne à la poussière.
Mais, ne l’oublions pas, cette redoutable échéance peut aussi survenir à tout moment. Par la maladie, un accident ou la violence d’un tiers, le système qui soutient notre vie biologique peut subir des dommages irréversibles.
« Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main 3 et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle. » Psaume 39.5.
La fragilité de notre corps devrait nous amener à prendre conscience que notre permis de vivre sur la terre est temporaire.
Tout ce qui est biologique et matériel est enfermé dans une parenthèse, que nous devrons abandonner.
N’est-ce pas un aspect très important à prendre en compte ?
« Qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. » Jacques 4.14.
L’esprit
Le fait d’être condamné à perdre sa vie peut sembler désespérant. Face à cela beaucoup cherchent à profiter aux maximum de tous les plaisirs. Déjà à l’époque de Paul, cette philosophie s’exprimait par ces paroles :
« Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » 1 Corinthiens 15.32.
Mais, cette voie n’oublie-t-elle pas un aspect essentiel ? En effet, comme le révèle la Bible, l’homme n’est pas formé seulement d’atomes.
Comme le rapporte la Genèse, après avoir créé l’univers, la Terre et une multitude d’espèces vivantes, Dieu s’approche de sa plus précieuse créature. Dans un geste de générosité inouï, il souffle et lui donne une part de lui-même.
Tel un diamant posé dans un écrin, ce don apporte aux hommes une essense divine. Désormais, et à la différence des animaux, leur corps biologique abrite un esprit éternel 4.
« S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel. » 1 Corinthiens 15.45.
C’est à cause de la présence de cet esprit que les hommes ont conscience de l’existence d’un monde invisible supérieur et qu’ils prient.
« Dieu a fait toute chose belle en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité. » Ecclésiaste 3.14.
Personne ne peut étouffer ses besoins spirituels, c’est pourquoi en tout temps et en tout lieu les hommes prient et ont exprimé leur dévotion à travers des milliers de cultes et de religions.
Quand l’esprit retourne à Dieu
Durant notre séjour sur Terre, l’esprit et le corps sont liés, mais à la mort, le « diamant » quitte son écrin.
« Avant que la poussière retourne à la terre (…), et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » Ecclésiaste 12.9.
C’est cette séparation que l’on observe lorsque le Christ est sur la croix. Après avoir beaucoup souffert et avant que son corps sombre dans la mort, il confie à Dieu sa part éternelle :
« Père, je remets mon esprit entre tes mains. » Luc 23.46.
Quelques semaines plus tard, alors que l’évangile se répand, plusieurs chrétiens sont persécutés et mis à mort à cause de leur foi.
Victime de cette adversité, Étienne est lapidé par une foule en colère. Dans ces instants tragiques, à la manière de Jésus, il pardonne à ses bourreaux et rend son âme à Dieu :
« Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! » Actes 7.57.
Aujourd’hui, de nombreux livres et vidéos rapportent les expériences de ceux qui ont été ranimés après avoir plongé dans la mort.
La plupart de ces témoignages parlent de l’étonnante séparation qu’ils ont vécue lorsque leur esprit a quitté leur corps.
Leurs « visites » dans des dimensions éternelles ont bouleversé leurs vies.
Après cela, de nombreux athées ont été convaincus de l’existence de Dieu.
Mais, faut-il passer par de telles extrémités pour comprendre la valeur de l’esprit ?
Rétablir la vie
Dieu, par amour, a procréé en donnant son Esprit aux hommes. Malheureusement, à cause du péché, cette part divine est le plus souvent méprisée et délaissée 5.
Ainsi, par sa culture, ses médias et ses divertissements, le monde moderne, profondément imprégné d’athéisme, nous invite à rechercher les richesses matérielles, les plaisirs et le bien-être.
Oui, notre corps est important et nous permet de ressentir, se mouvoir, agir... Mais le « passager » de notre véhicule biologique est bien plus précieux.
En réponse à l’amour du Créateur, ne devrions-nous pas prendre grand soin de ce qui est divin et éternel ?
Comme dans la Genèse, à travers le Christ, Dieu s’approche des hommes avec le désir de les remplir de sa présence.
Pour faire vivre et valoriser notre dimension spirituelle, il faut commencer par lui ouvrir notre coeur.
Alors, l’union entre ce « Souffle » et notre esprit, nous élève au statut d’enfants de Dieu ; c’est le vrai sens de la vie.
« Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » Jean 4.24.
Vivre selon l’Esprit
« L’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » Matthieu 26.41.
Pas facile d’échapper à la tyrannie des désirs qui m’incitent à me tourner vers le néant. En tant que chrétien, je dois reconnaître que je consacre beaucoup de temps et d’énergie à satisfaire mes besoins matériels et biologiques.
Comment mieux investir dans les richesses éternelles ? Cette réflexion personnelle nous amène à reconsidérer nos priorités. C’est ce qui s’exprime lorsque Dieu invite les Hébreux qu’il a libérés de l’esclavage à se reposer un jour par semaine. En refusant la tyrannie des contraintes matérialistes, l’homme crée un espace de communion.
De la même manière, comment aujourd’hui, puis-je exercer, sans légalisme, une autorité sur ce qui m’asservit, dont certaines passions et loisirs ?
Par ailleurs, il est important de nourrir notre esprit avec des paroles et des vérités issues du Créateur. En lisant régulièrement la Bible, nous édifions notre dimension spirituelle.
Les prières intérieures développent aussi la relation entre notre esprit et celui de Dieu. En tout temps, elles permettent de soumettre nos pensées à Dieu et de développer notre foi.
« Ceux qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit s’affectionnent aux choses de l’Esprit. » 1 Pierre 2. 24.
Dieu est amour... Celui qui agit selon sa volonté considère que la valeur des autres, et notamment des plus faibles, est supérieure aux richesses du monde.
L’espérance
Vivre selon Dieu et par l’Esprit ne vous sort pas du monde. À la manière des autres hommes et créatures, notre corps peut être atteint par des accidents, des maladies et la vieillesse.
Pourtant, en marchant selon la justice et l’amour de Dieu, notre partie éternelle croît et se fortifie. C’est ce témoignage que nous rapporte l’apôtre Paul, alors qu’il était faible et oppressé :
« Même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » 2 Corinthiens 4.16.
Dans l’épreuve ou le déclin de la vieillesse, le corps perd sa force et fait souffrir. Mais, en prêtant attention à ce que l’Esprit proclame dans notre coeur, nous entendrons cette merveilleuse promesse :
« Si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice (éternel) qui est l’ouvrage de Dieu. » 2 Corinthiens 5.1.
Questions pour un partage
Pour prendre conscience du trésor que Dieu a mis en vous et dans les autres, méditez et échangez en groupes ces quatre questions :
1. Avez-vous conscience d’être une créature merveilleuse ?
2. Pensez-vous à votre mort prochaine et qu’est-ce que cela produit ?
3. Comment pouvons-nous mieux valoriser notre partie divine et éternelle ?
4. De quelles manières pouvons-nous apporter des bénédictions qui viennent de l’Esprit de Dieu autour de nous ?
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Notes de base de page
1 : Pour permettre aux villosités intestinales et aux autres cellules de bouger, notre corps abrite des milliards d’autres moteurs.
2 : Un nouveau-né a environ 17’000 milliards de cellules. Durant sa gestation, la multiplication cellulaire croît de façon exponentielle. Par conséquent, c’est durant les dix dernières semaines que la vitesse est la plus rapide.
3 : Les doigts de notre main font écho aux étapes de la vie : gestation, enfance, jeunesse, maturité et vieillesse.
4 : Adam et Ève sont les premiers à recevoir l’Esprit et à devenir « fils de Dieu » (Luc 3.38). À l’époque, comme l’indique Genèse 4 (et la femme de Caïn), il y avait d’autres peuples.
5 : La perception de l’esprit est plus intense chez les enfants. Ensuite et par notre endurcissement à Dieu, elle s’estompe.