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L’enjeu de notre coeur

L’ampleur de l’obscurité

De très nombreuses révélations de la Bible visent à nous faire comprendre l’ampleur des combats spirituels qui se jouent sur la Terre. Ce conflit commence lorsque le diable invite l’homme à se détacher de son Père divin. Comme le raconte le troisième chapitre de la Genèse, cette rupture entraîne la mort et la souffrance dans la création et affecte les relations entre l’homme et la femme. Le jugement divin va aussi précipiter le diable qui devient un « rampant ». 

Dans cette chute spirituelle, il entraîne un tiers des « étoiles », c’est-à-dire une part des puissances invisibles et sous-jacentes à notre création1

Ces esprits mauvais forment dès lors une coalition spirituelle opposée à Dieu. 

L’union établie avec le « voleur, venu pour dérober, égorger et détruire2 » s’exprime dans la haine de Caïn envers son frère Abel, un juste qui plaît à Dieu3. 

Dans Genèse 6, ces dérives meurtrières s’expriment par des déviances sexuelles et une méchanceté inouïe. Après le jugement divin du Déluge, l’orgueil des hommes et de ces puissances conduit à élever la tour de Babel4. Ces prétentions à devenir l’égal de Dieu construiront des empires tyranniques et persécuteurs de l’antiquité, notamment avec les Assyriens, les Babyloniens, les Mèdo-Perses, les Grecs et les Romains.

Les hommes liés à des puissances

Au début de notre ère, ces alliances « humano-diaboliques » se liguent contre le Christ. 

Le roi Hérode massacre des nouveau-nés, Judas vend Jésus aux chefs religieux qui le livrent au pouvoir de Pilate5. Par la suite, la plupart des hommes vont continuer à soutenir les ambitions diaboliques. 

Séduits dans leurs pensées (front) et leurs actions (main), ils accomplissent les sanglants projets de leur maître6

Par exemple, Mohammed et les islamistes massacrent des juifs et tuent ou asservissent des peuples. Hitler et ses sbires s’emploient à semer la terreur et à faire mourir six millions de juifs… Staline, Mao, PolPot et bien d’autres, emportés par les idéologies athées persécutent et font une centaine de millions de victimes ! 

L’amour de l’argent, des plaisirs et du pouvoir conduit par ailleurs une grande partie de l’humanité à rejeter l’amour, dont celui qui s’exprime dans l’accueil des nouvelles vies (~60 millions d’avortements ont lieu chaque année !) 

Toutes ces choses, qui ne sont malheureusement qu’un petit aperçu, nous démontrent que c’est par un profond ancrage dans le coeur des hommes que le Diable peut « égorger et détruire ».

C’est donc bel et bien à travers nous que l’adversité contre Dieu peut s’exprimer !

L’importance de l’adoration

Comme l’illustre l’image ci-dessous, c’est en s’appuyant sur notre adoration (idolâtrie, amour de l’argent, du pouvoir, etc.) que les puissances obscures peuvent exercer leurs dominations dans nos vies, nos familles et la création. 

De par notre consentement (que Dieu respecte), elles disposent de droits légitimes. Impossible donc de sortir de cette boucle infernale sans mettre fin à ces alliances souvent inconscientes. 

C’est pour casser ces droits que le Christ se donne en sacrifice. 

Par le jugement qui tombe sur lui, les puissances perdent leurs pouvoirs et doivent lâcher prise. 

« il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » Colossiens 2.15.

Mais faut-il encore le vouloir ? 

Ainsi, et comme dans la Genèse (2.9), par le Christ, Dieu a planté son Arbre de Vie dans le jardin du monde, par cela il nous place devant un choix essentiel : 

« j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité… » Deutéronome 30.19.

Ainsi et à l’exemple des deux brigands (Luc.23), vais-je me moquer du Sauveur qui me tend les bras ou venir à lui ? 

La victoire passe par la repentance

Notons que c’est par notre repentance, et donc en détournant notre adoration du mal, que nous pouvons sortir de la mort : c’est ce chemin que Pierre indique à ceux qui veulent entrer dans l’Église.

« Hommes frères, que ferons-nous?

Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse. » Acte 2.37-40.

C’est ce colossal enjeu de la repentance que met tristement en évidence l’Apocalypse. 

En effet, alors que l’Évangile invite au salut et que des fléaux frappent notre monde déchu, la majorité des hommes persiste dans les voies du mal… 

«Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, ils ne cessèrent pas d’adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher; et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur débauche, ni de leurs vols. » Apocalypse 9.20-21 (16.9-11).

Par amour, Dieu consent donc à laisser encore un peu de temps. Mais à la fin du temps de sa patience, il lui suffira d’un ordre pour que disparaisse la coalition des hommes et des puissances opposées à Dieu7.

C’est au sein de ce combat, mais avec l’assurance de la victoire, que se trouvent ceux qui vivent en Christ.

 

Notes :

1. Voir Apocalypse 12.3-7.

2. Jean 10.10.

3. Genèse 4.1-12. Voir aussi Jean 8.44.

4. Genèse 11.

5. Actes 4.24.

6. Marque de la Bête : Apocalypse 13.11-18. Voir Deut. 11.18

7. Dans l’Apocalypse, cette adversité s’exprime symboliquement par la fin du pouvoir de la grande Babylone et de la « bête ». Voir chapitres 16, 17 et 21.

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