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N° 239 Octobre 2006

Quand incendier n’est pas un crime

Par Reinhardt Bonnke

[…] Sans feu, il n’y a pas d’Evangile. Le Nouveau Testament commence· avec le feu. La première chose dite au sujet de Jésus, par son premier témoin, concerne le feu. Jean-Baptiste, qui était luimême une « lampe qui brûle et qui brille » déclara : « Lui vous baptisera d’Esprit-Saint et de feu. Il a son van à la main, il nettoiera son aire, il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas. » (Mat. 3 : 11-12).

Jean l’« immergeur » présenta Jésus l’« Immergeur »… l’Immergeur avec une énorme différence ! Jean utilisait l’eau, un élément physique, mais pour Jésus il était question d’un élément spirituel, le Saint-Esprit. L’eau et le feu — quel contraste ! Non pas que Jean-Baptiste ait eu une religion à l’eau de rose — il y en a en quantité autour de nous, et souvent en association avec de la glace ! Jean l’immergeur se tenait dans les eaux froides du Jourdain, baptisant, mais Jésus l’Immergeur se tenait dans un fleuve de feu.
L’oeuvre notoire de Jean était le baptême. Et il annonça l’oeuvre notoire de Jésus comme étant aussi le baptême. Le baptême est l’oeuvre essentielle du Seigneur aujourd’hui. Jésus l’Immergeur — dans le Saint-Esprit. Si vous êtes un croyant né de nouveau, c’est l’expérience majeure de Jésus- Christ pour vous.

L’Evangile est un allume-feu. Le Saint-Esprit n’est pas donné simplement pour vous aider à prêcher de beaux sermons. Il est là pour placer une flamme dans les coeurs des hommes. Si Christ ne vous enflamme pas, vous ne pouvez pas apporter de feu à la terre. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » déclara le Seigneur (Jean 15 : 5). Jésus ordonna aux disciples de ne rien faire jusqu’à ce qu’ils soient « revêtus de la puissance d’en-haut ». Et quand vint cette puissance, l’Esprit se révéla lui-même sous forme de langues de feu reposant sur chacun d’entre eux […]

La mission de Jésus n’est pas un pique-nique de vacances — Satan est déterminé afin que cela n’en soit pas un. C’est le destructeur. Le Seigneur envoie ses serviteurs en les avertissant de dangers physiques. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. »(Mat. 10 : 28). Qu’est-ce que la simple douleur physique, comparée à une vie enflammée avec la joie et l’enthousiasme de Jésus ? […] « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Mat. 10 : 8).

Le signe du Fils de l’homme
Le feu est l’emblème de l’Evangile, le signe du Fils de l’homme. Seul Jésus baptise de feu. Quand nous voyons de tels baptêmes, c’est l’évidence même qu’Il est à l’oeuvre, et personne d’autre. C’est le trait distinctif de son activité et de la véritable foi chrétienne dans son ensemble. Mettez votre main sur de telles activités, et vous en ressentirez la chaleur. Le prophète Elie mit le doigt dessus : « Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu » (1 Rois 18 : 24). Et le feu descendit sur son offrande. Un seul Dieu fait cela. Elie était certain que Baal en était incapable. […]

Aujourd’hui, du feu étranger est offert : des évangiles étranges et non bibliques qui ne sont absolument pas des Evangiles, des théologies d’incrédulité, des pensées humaines avec leurs philosophies, leurs critiques et théories. Ils ne portent aucune trace du feu glorieux d’en-haut. Rien en eux ne produit de combustion excepté la controverse.
[…] Il faut nous souvenir que Satan pense à la façon des hommes. Il a inventé un jeu d’échecs humain et joue à ce jeu tout au long de l’histoire humaine. Le diable anticipe chacun de nos mouvements, et il déjoue nos plans quinze kilomètres à l’avance. Depuis l’époque d’Adam, Satan a de l’expérience, et il connaît chaque ruse possible de l’ingéniosité humaine. Vous ne pouvez pas produire la foi par la sagesse des mots. Pour tout ce que vous dites, le diable a une déclaration à opposer.

L’Evangile n’est pas sorti de la tête de quelqu’un. Ce n’est pas un professeur d’université qui nous l’a donné. Nous devons avancer dans la dimension divine, car là l’ennemi ne peut pas nous suivre. Le diable ne peut pas rivaliser avec la pensée du Saint-Esprit. Si nous planifions, prêchons, témoignons et évangélisons selon les hommes, le diable nous contrecarrera. Il peut maîtriser la psychologie et la propagande. La réponse est : avancer dans l’Esprit et proclamer l’Evangile tel qu’il est. Alors le grand perturbateur devient perturbé. Alors il ne peut plus suivre le jeu du tout. Le diable ne connaît même pas l’alphabet du Saint-Esprit.

Nous voyons cela constamment dans nos campagnes d’évangélisation. Nous ouvrons complètement nos réunions au Saint-Esprit. Les résultats sont saisissants. Des pays entiers sont mis au défi par la puissance inégalable de Christ […] à chaque fois que nous le laissons prendre les choses en main. […]

A pleine vapeur !
[…] Le feu de Dieu n’est pas envoyé simplement pour le plaisir de quelques expériences émotionnelles. Gloire à Dieu, cependant, ce feu produit cet à côté glorieux. La puissance du Saint-Esprit produit des rassemblements vivants. Mais être simplement heureux et frapper dans les mains n’accomplit pas le plan de Dieu. L’Esprit Saint oeuvre à des fins éternelles.

Je pense à cela quand je vois un vieux train à vapeur rejetant sa pression. Ces « chevaux-vapeur » sont comme des créatures vivantes, ils respirent la vapeur, avec du feu dans leurs entrailles. Le travail du chauffeur consiste à alimenter le foyer pour faire monter la vapeur. Quand la pression est là, le conducteur peut choisir entre deux choses : Il peut soit tirer la manette du sifflet, soit tourner le levier qui dirige la puissance sur les pistons commandant les roues. Le sifflet lâchera de la vapeur jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus, en se faisant entendre à des kilomètres à la ronde. Cependant, si la puissance est dirigée sur les pistons, la vapeur peut faire tourner les roues sans grande difficulté, et sans attirer l’attention sur elle. Le train s’ébranle alors, transportant son chargement à travers le pays. Merci à Dieu pour le sifflet du train, il est important. Mais si tout ce que la vapeur pouvait faire était de donner un coup de sifflet, alors faire du feu sous la chaudière et l’alimenter ne vaudrait pas la peine.

[…] «Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. » L’Eglise est une Eglise qui doit « aller » et non « s’asseoir ». Tournons nos regards vers l’extérieur, là où le Seigneur agit à travers les continents. Certains regardent vers l’intérieur, examinent leur âme à l’infini, paralysés par l’introspection. Jésus vous sauve — pourquoi vous inquiéter ! Commencez, maintenant, à être ses partenaires pour sauver les autres. Puisque le Saint-Esprit est venu, alors levez-vous et allez. C’est lui qui fait le travail, ce n’est pas vous ou moi. « Malheur à moi si je ne prêche pas l’Evangile. » Et malheur à ceux à qui nous ne le prêchons pas !

L’ère chrétienne est l’ère du feu
Laissez-moi vous poser une question : Pourquoi Jésus a-t-il été élevé à la droite de Dieu ? Même dans les plus grands commentaires, bien peu de chose est écrit à ce sujet. L’Ascension de Jésus- Christ semble être un sujet négligé. A-t-elle si peu d’importance ? Jésus a dit de son élévation vers le Père qu’elle était nécessaire (Jean 16 : 7). (...)

Rien de ce qu’a fait Jésus sur la terre ne peut être qualifié comme baptême du Saint-Esprit et de feu. Lors d’aucune de ses puissantes oeuvres […] il n’a baptisé dans le Saint-Esprit. Jésus a fait beaucoup de choses pour ses disciples. Il leur a donné l’autorité pour mener à bien des missions de guérison, mais il les a quittés sans les avoir baptisés dans le Saint-Esprit.

Un tel baptême ne pouvait pas arriver sans son retour auprès du Père. Non seulement le Seigneur le déclara, mais il mit l’accent sur cette vérité. Il entra dans la gloire pour assumer cette nouvelle fonction : celle de baptiser dans le Saint-Esprit. C’est la raison pour laquelle il est monté auprès du Père. L’Ancien Testament ne connaît rien d’un tel baptême. C’est la « nouvelle chose » de Dieu […] L’Esprit vint et « des langues qui semblaient de feu se posèrent sur chacun d’eux ». Les autels du Tabernacle de Moise et du Temple de Salomon ont été enflammés par le feu pur venant des cieux. Les flammes de la Chambre haute de la Pentecôte eurent la même origine céleste. Jésus a toute la puissance à sa disposition. Il est dans la « Salle de contrôle ».

Si baptiser dans le Saint-Esprit est son oeuvre, cela signifie que tout ce qui se rapporte à Lui et à l’Evangile devrait être caractérisé par le feu ; cela devrait flamber. Il devrait y avoir le feu chez ceux qui témoignent et agissent. Le feu dans ceux qui prêchent. Le feu dans la Vérité que nous proclamons — « ma Parole n’est-elle pas comme un feu ? » (Jér. 23 : 29).

Extrait du livre de l’évangéliste Reinhardt Bonnke : « L’Evangélisation par le Feu », pages 17 à 24, édition Menor.


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