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N° 268 Janvier 2014

La racine de la pauvreté

Par Darrow Miller

Pourquoi les gens sont-ils pauvres et sous-alimentés ? Exception faite d'événements catastrophiques comme la guerre, la sécheresse ou les inondations, la pauvreté n'arrive pas simplement « comme ça ». Elle est une conséquence logique de la façon dont les gens se considèrent eux-mêmes et regardent le monde. La pauvreté matérielle s'enracine dans un esprit de pauvreté, dans un ensemble d'idées reçues collectivement et qui induisent certains comportements. Ceux-ci peuvent s'institutionnaliser en devenant des lois et des structures sociales qui vont générer de la pauvreté. En Occident, on appelait cela le paupérisme. Ce terme est largement tombé en désuétude, mais le concept de mentalité de pauvreté demeure. Ceux qui sont affectés d'un tel esprit regardent le monde avec des « lunettes de pauvreté ». Ils disent, ou leurs actes le disent pour eux : « Je suis pauvre. Je serai toujours pauvre et je ne peux rien y faire ». Ou, comme beaucoup le disent aujourd'hui : « Je suis pauvre parce que d'autres m'ont rendu pauvre. Ce sont eux qui vont devoir résoudre mon problème ; moi, je ne peux pas ». Comme pour toutes les fausses visions du monde, ce genre de pensée est ancré dans le péché et la rébellion de l'homme contre son Créateur. Dieu a créé un monde d'abondance et de bénédiction, mais l'éloignement de Dieu (et de ses principes) a engendré chez l'homme une mentalité de pauvreté qui empoisonne l'intelligence, l'esprit et le coeur. Cet esprit de pauvreté entraîne des conséquences dans le monde physique et laisse les gens pauvres et affamés ­ incapables même d'imaginer une issue à cette condition. La Bible montre clairement que la pauvreté n'est pas, en elle-même, un péché et que Dieu se soucie particulièrement des pauvres et que la richesse n'est pas nécessairement le signe de la faveur spirituelle de Dieu. Jésus a maintes fois mis en garde contre les dangers spirituels de la richesse. Ce n'est pas Dieu, cependant, qui a créé la pauvreté, mais l'homme. Le problème a généralement ses racines dans un esprit de pauvreté qui retarde le développement et lui résiste, enfermant les gens dans la misère.

Le rôle de Satan
Ces conceptions sont des mensonges qui, à l'origine, viennent du Diable. Jésus a dit de lui : « Il a été meurtrier dès le commencement. Il ne s’est jamais tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Quand il dit des mensonges, il parle de la manière qui lui est naturelle, parce qu’il est menteur et père du mensonge » (Jean 8.44).

Satan est aidé et soutenu dans ses mensonges par d'autres créatures spirituelles maléfiques, que la Bible appelle des principautés et des puissances. L'apôtre Paul a réprimandé en ces termes, l'église indisciplinée de Galatie, au premier siècle :
« Autrefois, vous ne connaissiez pas Dieu et vous étiez esclaves de dieux qui n’en sont pas en réalité. Mais maintenant que vous connaissez Dieu (...) comment retournez-vous encore à ces faibles et misérables principes élémentaires ? Voulez-vous redevenir leurs esclaves ? » (Galates 4.8­9).

Les principautés et les puissances spirituelles se servent de « ces faibles et misérables principes élémentaires » pour asservir des gens qui, tant qu'ils ne connaissent pas Christ, n'ont pas d'autre alternative que de suivre les principes du monde qui mènent à la mort. À une autre étape de son ministère, Paul a fait cette déclaration :
« Prenez garde que personne ne vous séduise par des arguments trompeurs et vides de la sagesse humaine; elle se fonde sur les traditions des hommes, sur les forces spirituelles du monde, et non sur le Christ » (Colossiens 2.8).
Satan utilise de fausses idéologies pour enfermer des cultures entières dans des tissus de mensonges. Ces supercheries influencent les gens, non seulement sur le plan moral et spirituel, mais elles touchent aussi la société, l'économie et la politique. Examinons quelques-unes d'entre elles.

Des tissus de mensonges
L’un des mensonges que nous suggère notre société matérialiste est qu’il n'y a pas d'avenir. Sans la vision de la résurrection, la recherche de plaisirs de consommer devient une approche raisonnable de l'existence. S'il n'y a pas de futur, « mangeons, buvons et réjouissons-nous, car demain nous mourrons ». Le divertissement est l'une des valeurs principales qui explique, au moins en partie, la fascination dévorante de l'Occident pour les sports, les divertissements et les loisirs. Un autre mensonge, que l'on découvre autant dans le matérialisme que dans l'animisme, consiste à dire que « la vérité, si elle existe, est inconnaissable ». Le matérialisme nie l'existence d'une vérité absolue, tandis que l'animisme estime qu'on ne peut la connaître. Dans l'hindouisme, il existe un principe, « aviya », qui signifie « rendre un culte aux dieux dans l'ignorance ». De ce fait, et avec de telles valeurs religieuses, la société hindoue a souvent valorisé l'ignorance. Imaginez que vous êtes impliqué dans le développement et que vous voulez apprendre à lire et à écrire aux pauvres en Inde. Mais lorsque vous vous rendez sur place, vous constatez progressivement qu’avec les valeurs de l’hindouisme, encourager les pauvres à apprendre est comme leur demander de pécher.

Un autre mensonge, présent encore à la fois dans le matérialisme et l'animisme, prétend que la vie humaine n'a pas de valeur. Faut-il s'étonner alors que la pensée matérialiste se soit emparée de l'Occident, que l'avortement soit devenu courant au point d'être un droit que l'on chérit ? Rares sont ceux qui élèvent la voix en faveur des millions d'enfants à naître que l'on sacrifie sur l'autel de la « liberté de choisir ». L'hindouisme, pour sa part, ne voit aucune raison de manifester de la solidarité. Selon cette croyance, si les pauvres sont pauvres, c'est à cause de ce qu'ils ont fait dans leurs vies antérieures, et le meilleur moyen pour eux d'échapper à la pauvreté dans leur prochaine vie est de souffrir dans cette existence présente. Contrairement au christianisme, l'hindouisme n'accorde pas de valeur à la personne individuelle et ne considère pas que nous soyons « des créatures merveilleuses » crées à l'image de Dieu. .

Bien sûr, l'hindouisme n'est pas le seul système de croyances qui ait une aussi piètre considération de l'être humain. Au cours de la famine monstrueuse qui a sévi en Éthiopie au milieu des années 1980, Ted Yamamori, le président de Food for the Hungry, se rendit dans un camp où se trouvaient des dizaines de milliers de réfugiés. Arrivé là, il entendit un bébé pleurer dans une case et décida d'aller voir. En entrant, il découvrit ce bébé, tout seul, qui respirait à grand-peine. Ted prit l'enfant dans ses bras et se mit à la recherche de ses parents. Il trouva bientôt la mère à qui il tendit l'enfant. « Remettez-le où il était », dit-elle avec froideur. « Il fallait qu'il meure ». La regardant droit dans les yeux, Ted répliqua fermement : « Non ! Ce bébé est né pour vivre ! » Ted et cette femme tenaient non seulement des discours révélateurs de deux visions du monde totalement divergentes, mais leurs actes étaient également opposés : Ted prit aussitôt ce bébé avec lui et l’emmena dans un centre de soins. Des visions du monde différentes entraînent des résultats différents. Le mensonge, derrière l'inertie de cette mère, avait pour nom « fatalisme ».

Alors que je rendais visite à des amis qui travaillaient dans une belle vallée de la République dominicaine, je me souviens avoir dit : « C'est presque le paradis ici ! ». Mais, les gens auprès de qui nous venions travailler étaient parmi les plus pauvres du pays. Pourtant j'apercevais de belles villas juchées sur une colline et jouissant d’une vue magnifique sur toute la région. « À qui appartiennent ces maisons ? » demandai-je. « Il y a des familles japonaises ici », répondirent mes amis. J'appris que ces Japonais étaient arrivés, totalement démunis, en République Dominicaine juste après la guerre. Ils s'étaient mis à travailler la terre, comme les indigènes et gagnaient chichement leur vie. Mais au bout de quelques dizaines d'années, ils étaient devenus prospères, alors que les Dominicains continuaient à vivoter, au milieu de ce paysage à la beauté époustouflante. La différence ne se situait pas au niveau de la réalité matérielle, mais de la vision du monde. Les colons japonais ont une devise qui s'appelle «gambare», ce qui signifie en gros : « Continue d'essayer, n'abandonne pas, n'abandonne jamais ! ». Les fermiers indigènes étaient fatalistes : « ce qui doit arriver arrivera », pensaient-ils. C'est un mensonge. Les idées ont des conséquences. Comme le dit la Bible,
« Car il est comme les pensées de son âme » (Proverbes 23.7).

Briser la puissance du mensonge
Les conditions matérielles ne justifient pas à elles seules la pauvreté. Celle-ci est la conséquence d'une trame de mensonges qui ligote les gens, tant sur le plan personnel que social et culturel. C'est à cause de son péché et de sa rébellion contre Dieu et l'ordre qu'il a créé que l'homme en est venu à croire à ces mensonges. Et puisque le problème a sa source dans la pensée, c'est de là aussi que doit venir la solution. Il faut briser le réseau des mensonges et cela de trois façons : en prêchant l'Évangile, en renouvelant l'intelligence et en faisant des nations des disciples.

Proclamer l'Évangile
La proclamation de l'Évangile brise la puissance du péché et de la mort. Paul s'exclame avec hardiesse : « Je n'ai pas honte de l'Évangile : c'est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec » (Romains 1.16).

« Autrefois, vous étiez spirituellement morts à cause de vos fautes, à cause de vos péchés. Vous vous conformiez alors à la manière de vivre de ce monde ; vous obéissiez au chef des puissances spirituelles de l’espace, cet esprit qui agit maintenant en ceux qui s’opposent à Dieu. Nous tous, nous étions aussi comme eux, nous vivions selon les désirs de notre propre nature, nous faisions ce que voulaient notre corps et notre esprit. Ainsi, à cause de notre nature, nous étions destinés à subir le jugement de Dieu comme les autres. Mais la compassion de Dieu est immense, son amour pour nous est tel que, lorsque nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ. C’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés. Dans notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a ramenés de la mort avec lui pour nous faire régner avec lui dans le monde céleste. » (Éphésiens 2.1-6).

Renouveler l'intelligence
La seconde façon de briser le réseau des mensonges est de renouveler (ou d'inculquer) la pensée chrétienne. Il ne suffit pas simplement de placer notre confiance en Jésus-Christ, même si cela constitue le premier pas indispensable. Étant donné que les chrétiens, tout comme les non-chrétiens sont tombés dans le piège de la propagande de Satan, nous qui suivons Christ devons apprendre à adopter les pensées de Dieu. Nous vivons à une époque anti-intellectuelle, dominée à la fois par le matérialisme et l'animisme. Nous devons apprendre à penser chrétiennement dans tous les domaines de la vie. Cela exclut toute approche matérialiste, puisque le matérialisme, par définition, nie qu'il y ait une vérité absolue et exige de ses adeptes qu'ils se contentent de vivre selon leurs émotions subjectives. Toute approche animiste est également exclue, puisque l'animisme est, par nature, mystique et anti-intellectuel. Malheureusement, beaucoup de gens ne se rendent même pas compte qu'ils ont renoncé à ce que l’Esprit de Dieu désire leur donner : une saine intelligence.

La Bible encourage largement les croyants à développer leur capacité intellectuelle. Par exemple, Paul fait cette recommandation aux croyants :
« Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer et vous donner une intelligence nouvelle. Vous pourrez alors discerner ce que Dieu veut : ce qui est bien, ce qui lui est agréable et ce qui est parfait. » (Romains 12.2).

Plus loin, l'apôtre dit, à propos de son propre ministère :
« Nous renversons tout ce qui se dresse orgueilleusement contre la connaissance de Dieu, nous faisons prisonnière toute pensée pour l’amener à obéir au Christ. » (2 Corinthiens 10.5)

Paul n'a jamais voulu niveler l'Évangile par le bas pour le rendre plus acceptable. La parole de Dieu fait l'éloge des croyants de Bérée (voir Actes 17.10-15) qui se servaient de leur intelligence pour vérifier si l'Évangile était bien vrai. L'apôtre Pierre, quant à lui exhorte ainsi les chrétiens :
« C'est pourquoi, tenez votre esprit en éveil et ne vous laissez pas distraire ; mettez toute votre espérance dans la grâce qui vous sera accordée le jour où Jésus-Christ apparaîtra. » (1 Pierre 1.13 version du Semeur).

Si nous sommes ancrés dans la vision biblique du monde, nous serons capables de dévoiler les mensonges de Satan grâce à notre connaissance de la vérité.
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8.32).

Faire des nations des disciples
Que voulait donc dire Christ quand il nous a dit de « faire des nations des disciples » ? Nous sommes loin, ici, d'un exercice théorique. Notre réponse à cette question est révélatrice de notre connaissance de Dieu. Il travaille sur ce projet depuis qu'il a conclu une alliance avec Abraham, pour faire de lui une bénédiction pour toutes les nations (voir Genèse 12.3). En Christ, nous sommes devenus la descendance spirituelle d'Abraham (voir Galates 3.7). C'est à nous que revient maintenant la responsabilité d'être une bénédiction. Jésus a donné à ses disciples ce commandement :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Matthieu 28.19, 20).

Pendant une grande partie du vingtième siècle, une guerre intellectuelle a fait rage, au sein de la chrétienté, entre ceux qui privilégiaient l'évangélisation et ceux qui donnaient la priorité à l'action sociale. Les deux camps ont raison et tort en même temps. La transformation implique un changement radical dans toutes les sphères de l'existence, comme lorsqu'une chenille devient un papillon. Il ne s'agit pas seulement d'un changement dans les sentiments religieux, mais d'une réorientation radicale de la vie d'une personne. L'individu qui passe par une telle transformation peut changer entièrement : de faible d'esprit qu’il était, et influençable par les mensonges du monde, il se met à rechercher la vérité avec constance et fermeté. Son coeur dur devient tendre, son comportement injuste reflète maintenant la justice, et il est passé de la mort à la vie. Une telle transformation commence à l'intérieur, au niveau des croyances et des valeurs, puis s'étend vers l'extérieur pour embrasser le comportement et les actes. L'Évangile est tellement plus qu’une simple annonce du Salut. Beaucoup de chrétiens ont accepté Chrits avec une vision diluée et limitée à la sphère religieuse. Mais le commandement de faire de toutes les nations des disciples est une réponse totale de Dieu au besoin total de l'homme.

La Bible proclame que
« La connaissance du Seigneur remplira le pays aussi parfaitement que les eaux recouvrent le fond des mers » (Ésaïe 11.9). C'est la volonté de Dieu et cela ne s'arrête pas à l'évangélisation. Nous devons amener la vie et la sagesse de Dieu dans tous les domaines de la vie et pas seulement dans une sphère « religieuse » privatisée. Cela veut dire que nous ne devons viser rien de moins que le développement transformationnel, qui touche à la fois l'esprit et le corps. Le projet de Dieu est de racheter les cultures. Discipliner les nations signifie poser les principes du Royaume de Dieu et établir une vision du monde biblique comme fondation d'un peuple. Voilà l'héritage historique qui est le nôtre en tant que chrétiens.

Extrait du livre de Darrow Miller, « Faites des nations mes disciples » Version française © 2008 Jeunesse en Mission, Éditions


Ai-je une mentalité de foi ou de pauvreté ?

Par Manuel Rapold

Un héritage délicieux m’est attribué, une belle possession m’est accordée. (Ps 16.6)

Pour chaque personne, Dieu a prévu un « jardin » (Ge 2.8) à cultiver et à faire fructifier. Mais l’un des obstacles qui peut nous empêcher de faire cela avec succès, c’est la mentalité de pauvreté. Il s’agit là d’une manière de penser dominée par une impression de manque (dans le sens matériel, mais aussi à d’autres niveaux). Elle est souvent le résultat d’avoir grandi dans une situation de précarité (pauvreté, situation de guerre, etc.), mais se transmet aussi au sein d’une famille ou de toute une société. Elle produit un doute fondamental face aux promesses de Dieu et de sa provision généreuse pour nous. Ainsi, elle est l’opposé d’une attitude de foi. L’histoire des espions que Moïse a envoyés dans le pays promis est une bonne illustration de cette dynamique. Leur attitude démontre plusieurs caractéristiques d’une mentalité de pauvreté ainsi que ses conséquences. Il en découle quatre questions que nous ferions bien de nous poser.

1. Quelle est ma vision de l’avenir ?
Nombres 13.30-32 «Caleb fit taire le peuple qui murmurait contre Moïse. Il dit: «Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs!» Mais les hommes qui l’y avaient accompagné dirent: «Nous ne pouvons pas monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous», et ils dénigrèrent devant les Israélites le pays qu'ils avaient exploré.».

La mentalité de pauvreté limite notre vision de l’avenir au simple fait de survivre. Si elle nous imprègne, nous ne voyons plus l’avenir en termes d’un potentiel, mais d’un risque. Josué et Caleb voyaient le potentiel du pays promis, tandis que les autres espions voyaient le risque. Un exemple simple permettra peut-être à illustrer la différence : Une personne qui a une mentalité de foi et de vision regarde une poule et voit un poulailler. Elle pense déjà à avoir plusieurs poules et s’engage dans ce sens. Une personne avec une mentalité de pauvreté regarde la poule en se disant : « Je dois la manger tout de suite, sinon je risque de la perdre ».

2. Comment est-ce que je me perçois ?
Nombres 13.33 « A nos yeux et aux leurs, nous étions comme des sauterelles.»

La mentalité de pauvreté limite aussi notre vision de nous-mêmes. Nous aurons alors l’impression d’être démunis face à nos circonstances. Les espions sont revenus en disant : « Il y a des géants dans le pays, et nous sommes insignifiants par rapport à eux. Nous ne pouvons pas les vaincre. » A l’inverse, Josué et Caleb se voyaient déjà comme vainqueurs, car ils se savaient appartenir à Dieu. Ils croyaient que si Dieu les appelait, il allait aussi les équiper pour gagner. Une personne avec une mentalité de pauvreté a appris à penser qu’elle n’a rien et qu’elle ne peut rien faire. Souvent, elle croit devoir attendre jusqu’à ce que quelqu’un vienne l’aider. Mais la vérité est que Dieu a un appel pour elle, qu’il lui a donné des dons et qu’elle peut vivre de grandes choses en avançant avec lui. Mais si elle n’y croit pas, elle n’en verra rien. Cela démontre l’importance de choisir sur quoi nous voulons baser notre vision de nous-mêmes : sur les mensonges dénigrants de la mentalité de pauvreté, ou sur la vérité de Dieu ?

3. Suis-je prêt à agir en vue d'un changement ?
Nombres 14.1-2 Toute l'assemblée se souleva et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit. Tous les Israélites murmurèrent contre Moïse et Aaron, et toute l'assemblée leur dit: «Si seulement nous étions morts en Egypte ou dans ce désert! »

Si nous voulons voir un changement, nous allons devoir agir. Cela implique des efforts, ce qui n’est pas toujours confortable. La mentalité de pauvreté nous fait croire que nous allons échouer de toute façon, donc il vaut mieux ne rien faire. Elle nous entraine dans la pitié de soi, comme cela fut le cas pour les Israélites : ils pleuraient, parce qu’ils s’apitoyaient sur leur sort. Or, s’ils avaient mis leur énergie dans l’obéissance à Dieu, ils auraient pu accéder au pays promis. Dieu attend de nous que nous utilisions les capacités qu’il nous a données, dans la foi que lui fera ce que nous ne pouvons pas faire. Dieu aime voir des gens qui agissent par la foi et qui sont prêts à entrer dans les choses qu’Il a préparées pour eux.

4. Quelle est ma vision de Dieu et de sa puissance ?
Nombres 14.3-4 Pourquoi l'Eternel nous fait-il aller dans ce pays où nous tomberons par l'épée, où nos femmes et nos petits enfants deviendront une proie? Ne vaut-il pas mieux pour nous de retourner en Egypte?» Et ils se dirent l'un à l'autre: «Nommons un chef et retournons en Egypte.»

En plus de notre vision de l’avenir et de celle de nous-mêmes, la mentalité de pauvreté limite aussi notre vision de Dieu et de sa puissance. Les espions d’Israël avaient vu Dieu accomplir plusieurs miracles. Dieu s’était montré fidèle à ses promesses pendant les quarante ans au désert. Et il leur avait promis ce pays. Leur manière de parler était donc une insulte à Dieu. C’était comme s’ils disaient : notre Dieu n’est pas assez grand pour nous faire entrer dans ce pays. Il n’est pas assez puissant pour nous donner la victoire. Ce n’est pas étonnant que Dieu se soit mis en colère. Cela devrait nous servir de leçon : Si nous voulons plaire à Dieu et marcher avec lui, nous devons nous éloigner de la mentalité de pauvreté et même nous en repentir. Car la mentalité de pauvreté est, au fond, une forme de l’incrédulité. L’antidote contre ce poison est la foi de Josué et de Caleb : ils étaient convaincus que Dieu allait faire ce qu’il avait promis. En considérant les miracles que Dieu avait déjà accomplis, et en passant du temps dans sa présence, ils avaient appris à lui faire confiance sans crainte.

« Merci Seigneur pour la vérité de ta parole qui sonde mon cœur. Je reconnais que j’ai été coupable de l’incrédulité. Pardonne-moi, Seigneur, de ne pas avoir cru que tu étais assez fort pour me faire entrer dans mon pays promis. Pardon d’avoir cru que je suis insignifiant et démuni, alors que tu es avec moi. Pardon de m’avoir laissé voler la vision que tu as pour ma vie. Je renonce maintenant à ces mensonges que j’ai crus, et je décide de marcher dans la foi et dans l’obéissance à toi. Merci pour l’héritage que tu as pour moi, et par la foi en toi, je vais y accéder et voir ta grandeur ! Amen »


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