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N° 276 Janvier 2016

L'autorité du chrétien

Par Paul Hemes

Une femme, une mère est dans une chambre d'hôpital. Elle est atteinte de cancer, en phase terminale. C'est triste, et elle est triste. Elle n'a pas foi en Jésus et n'a pas l'assurance d'être sauvée. On demande à certains membres de la famille de venir prier pour elle et j'ai le privilège d'être de l'équipe. Dans cette chambre, ce jour-là, cette femme accueille pleinement Jésus et lui confie sa vie. Durant la nuit, elle a une vision à ciel ouvert. Elle voit Jésus, les anges, et elle est remplie d'une joie si grande, qu'elle en parle le lendemain à toute sa famille, et à tous ceux qui viennent la voir. Et peu après, pleine d'assurance et de joie, elle quitte ce monde pour rejoindre l'amoureux de son âme, celui qui est mort et ressuscité pour elle. Ses enfants savent qu'à la résurrection des morts ils la retrouveront et la verront vivante, éternellement vivante. Quelle autorité Dieu a donné aux humains de pouvoir ainsi annoncer Jésus, prier en son nom pour les personnes vers qui il nous envoie, et être témoins de tels miracles! Des dizaines d'années après, c'est encore dans les mémoires comme si c'était hier, pour la famille et pour nous.

Le don de l'autorité
Le second discours de Jésus dans l'Évangile de Matthieu, discours d'envoi en mission des douze, commence par ces mots: «Puis Jésus appela auprès de lui ses douze disciples et leur donna l'autorité de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.» (Mt 10.1).

Jésus «leur donna l'autorité». L'autorité du chrétien est un don du Christ. Ce n'est pas une qualification liée à la naissance. Ce n'est pas le résultat automatique d'un titre ou d'une position officielle dans l'Église. L'autorité spirituelle dont il est question est celle que Jésus donne à tous les enfants du Père, ceux qui sont nés d'en haut, ceux qui ont reçu l'Esprit. C'est l'autorité pour amener la Bonne Nouvelle, l'Évangile, sur le terrain concret de la vie des gens, sous forme de guérisons, de libérations dans le cœur, l'âme et le corps. C'est l'expression sensible et visible, pour celui qui en est bénéficiaire, d'un Dieu vivant qui l'aime et qui lui et veut du bien. Ce Dieu lui a ouvert son Royaume par Jésus. Au travers du bien expérimenté, cette personne peut découvrir qu'elle est invitée chez Dieu, un Dieu qui l'aime.

L'autorité du chrétien est un don du Christ de la même manière que l'autorité du Christ est un don du Père. Jésus le dit clairement dans les derniers mots de l'Évangile, mots qui ont des liens forts avec Mt 10:
«Toute autorité m'a été donnée au ciel et sur la terre.» (Mt 28.18). Jésus, lui aussi, a reçu l'autorité par laquelle il annonce l'Évangile et en communique les bienfaits aux hommes, femmes et enfants de Galilée, en guérisons et libérations.
Il n'y a ici aucun langage de «prise d'autorité» de luttes pour gagner l'autorité, ni de techniques, ou procédés en 10 points pour se fabriquer une autorité spirituelle. Un don s'accueille dans la foi, la gratitude et l'humilité des enfants du Père. Le don de l'autorité spirituelle pour communiquer l'Évangile et ses bienfaits, ne vient pas de nous, ni des hommes, mais de Jésus Christ.

Le don de l'intimité «Dieu nous appelle à lui de manière si décisive, que tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons et tout ce que nous possédons, est investi avec consécration, dynamisme et direction dans une vie vécue à son service, comme réponse à cette convocation.»1
Tous les appels de Dieu sont fondés sur ce premier appel. Le don de l'autorité est précédé par cette invitation à aller vers Jésus de cette manière-là. La croissance dans l'exercice du don de l'autorité pour le bien des autres, va de pair avec la croissance du désir à répondre au premier appel: aller à Jésus.

Pour mieux cerner ce lien entre autorité donnée et l'appel à aller à Jésus, il est pertinent de se référer au texte parallèle dans l'Évangile de Marc. (Mc 3.13-14) Ici aussi Jésus appelle «auprès de lui» ceux qu'il veut (3.13), et puis
«Il en établit douze pour qu'ils soient avec lui et les envoyer prêcher, avec l'autorité pour chasser les démons.» (3.14). Avant de les envoyer prêcher avec autorité pour la libération, il y a ces petits mots: «pour qu'ils soient avec lui.» Le don de l'autorité est précédé de l'invitation à «être avec lui», c'est-à-dire une invitation à la relation de proximité, à l'intimité avec Jésus. Le don de l'autorité est précédé du don de l'intimité. L'intimité avec Jésus est le berceau de l'autorité.

Le mot grec traduit par «autorité» est
«exousia». Il est formé de «ex», «hors de» et de «ousia», «être». Par sa construction le mot indique que l'autorité sort de l'être. La vraie autorité ne se fabrique pas en élevant la voix, en énonçant des formules même celle «au nom de Jésus», mais elle prend sa source dans l'endroit où se situe notre être profond. Les contrefaçons qui impressionnent par le bruit sonore et les grandes déclarations sont faciles, mais la réalité sort de l'être, plus précisément, de l'être avec Jésus.

Le don de l'identité filiale et le don de l'autorité filiale
Dans le Nouveau Testament l'intimité avec Dieu, l'être avec Dieu, est aussi un don. Ce don se fonde sur une identité restaurée, une «nouvelle identité», qui est celle que Dieu a toujours désirée pour les humains. Dans le texte de Lc 10.17-20, les disciples reviennent à Jésus tout joyeux de l'exercice de leur autorité sur toute la puissance du mal.

«Les soixante-douze revinrent tout joyeux et dirent: Seigneur! Même les démons nous sont soumis en ton nom. Jésus leur répondit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair! Oui, je vous ai donné l'autorité d'écraser sous vos pieds les serpents, les scorpions, et toute la puissance de l'ennemi, et rien ne pourra vous faire du mal. Mais ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux!» (Lc 10.17-20).

Jésus ne nie pas l'autorité qu'il leur a donnée, il la renforce plutôt, avec la promesse de protection face aux puissances du mal, quelles qu'elles soient, et, en même temps, il cherche à changer l'objet de leur joie. Il désire les faire passer du sentiment de jouissance d'une autorité si grande vers la conscience qu'ils ont leurs noms inscrits dans les cieux, c'est-à-dire qu'ils font partie de la famille de Dieu, qu'ils sont nés du ciel. Il les oriente vers la joie de leur nouvelle identité, celle d'enfants du Père. C'est là le don le plus grand, plus grand que celui de l'autorité, car le don de filialité est le don le plus grand. L'autorité coule de l'être avec Jésus, quand elle coule de notre identité de fils et de fille du Père.

Il y a un lien magnifique, entre les textes de Lc 10 et Lc 11.9-13, un lien qui éclaire beaucoup cette relation entre fillialité et autorité.
«Quel père parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou bien s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson? Ou bien s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.» (Lc 11.11-13)

Remarquons que Jésus utilise ici les mêmes mots de serpent et scorpion qu'en Luc 10 pour désigner la puissance du mal. Si Luc 10 traite de la joie de l'autorité sur la puissance du mal, Luc 11 traite de la prière de demande, celle qui s'adresse à Dieu comme Père. Le Père donne du bon, du bien, du beau, en particulier le St-Esprit, à ceux qui le lui demandent. C'est bien par la réception du St-Esprit que l'humain devient enfant du Père dans la vérité, qu'il reçoit le don de l'identité nouvelle, et avec ce don le don de l'intimité filiale, qui le fait prier «Père!».
L'intimité est ici intimité de prière, intimité des enfants du Père avec leur Créateur. Dans cette intimité le Père donne à ceux qui demandent. La source de l'autorité dans le mouvement vers ceux que Dieu aime a pour berceau cette prière filiale confiante au Père. Il n'y a là rien de magique, ou de stressé, ou de fabriqué, ni formules toutes faites, mais une relation dans une identité nouvelle. Si l'autorité sort de l'être, l'être est dans la relation d'amour entre le Père et ses enfants.

Le moteur: vision et compassion
En Mt 10.1, Jésus envoie les douze en mission en leur donnant l'autorité de faire en son nom la même chose que ce qu'il faisait lui dans l'autorité et au nom de son Père: «Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages; Il enseignait dans les synagogues, publiait l'Évangile du Royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité.» (Mt 9.35).

Juste après ce récit Matthieu nous montre la source ultime de la mission de Dieu auprès des hommes,
«À la vue des foules, il fut remué jusqu'aux entrailles pour elles, car elles étaient écorchées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.» (Mt 9.36). Le verbe traduit par «remué jusqu'aux entrailles» est, dans l'échelle émotionnelle, le terme le plus fort possible. Il exprime la compassion viscérale de Jésus.
Jésus voit les humains tels qu'ils sont, avant qu'on ne prenne soin d'eux, avant que la Bonne Nouvelle de Dieu ne les atteigne. Il a la vision de l'humanité privée du Père, comme des brebis sont privées de berger. Il voit la souffrance, la fatigue, la solitude, l'abandon, le désespoir, la douleur qui arrache le cœur. La vision de cette souffrance des sans Dieu, dans la brutalité du monde, le touche et suscite en lui une violente compassion.

Mis en mouvement par cette compassion qui monte dans ses entrailles, Jésus dit à ses disciples:
«La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.» (Mt 9.37-38), et juste après, «Jésus appela auprès de lui ses douze disciples…» (Mt 10.1). C'est le texte par lequel nous avons commencé.

Le moteur de la mission, est la vision de la souffrance de l'humanité blessée par son péché (la rupture d'avec Dieu son Créateur et Père) et la compassion puissante qui en résulte. Nous découvrons en passant ainsi d'un texte à l'autre que le don d'autorité du chrétien se place dans un double mouvement. Tout d'abord le mouvement du Fils: Envoi du Fils par le Père, mouvement de compassion pour libérer l'humanité sans Dieu, asservie à la mort et aux puissances du mal, dans la souffrance et l'abandon, pour la ramener à la vie et au Père, au travers de la croix, la résurrection et du don du St-Esprit. Ensuite le mouvement du «chrétien»: Don d'une nouvelle identité d'enfant de Dieu fl Don de l'intimité avec Jésus fl Don de la compassion du Christ dans le cœur fl Envoi en mission fl Don de l'autorité pour amener l'Évangile et ses bienfaits aux désespérés sans Dieu («les brebis sans berger»), ceux dont la vie est brutalisée par la puissance du mal («écorchées et abattues»).

Comme Jésus, nous sommes nous aussi: motivés, envoyés, conduits, revêtus d'autorité, vivant comme enfant du Père dans le Don de l'intimité avec Lui. Tous ces Dons nous sont généreusement offerts, grâce au Christ, par le Père, dans le Don du St-Esprit.

L'exercice de l'autorité
«Je vous le déclare, c'est la vérité, si quelqu'un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, s'il ne doute pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit se réalise, il l'aura.» (Mc 11.23).

Parfois on comprend l'exercice de l'autorité face aux besoins des gens comme une prière adressée à Dieu pour eux et devant eux du style: «Seigneur fais qu'elle soit bénie, Seigneur guéris-le, Seigneur fais qu'elle reçoive la délivrance de ses tourments.» Cette prière n'est bien sûr pas à rejeter, mais elle n'est pas ce que l'Écriture appelle l'exercice de l'autorité.

Exercer l'autorité c'est commander ou déclarer. Jésus nous le montre dans l'exemple ci-dessus. Il n'enseigne pas à prier face à la montagne (le problème) sous la forme:
«Seigneur fais que la montagne s'en aille!» mais sous la forme d'un ordre: «Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer.» Il a démontré cela devant ses disciples, face à une situation humainement désespérée, celle de l'homme si démonisé que personne ne pouvait ni le guérir ni même le maîtriser (Mc 5, 1-20). Il a ordonné à l'esprit impur de sortir: «Sors de cet homme, esprit impur!» (Mc 5.8). et finalement a permis à cette légion (ils étaient non pas un mais 6'000) d'esprits impurs d'entrer dans des cochons qui se sont jetés dans la mer! On voit par cet exemple extrême, que la montagne représente le défi le plus grand et le plus haut, et non pas une montagne littérale comme l'Everest ou le Kilimandjaro ces montagnes bien connues.

Le don de l'autorité s'exerce dans la déclaration, le commandement. Certes il nous faut de la sagesse. Jésus a une pédagogie personnalisée pour l'apprentissage de l'exercice de l'autorité. On commence par des montagnes plus petites, voire des collines.

On pourrait par exemple commencer à apprendre à déclarer le pardon de Dieu sur quelqu'un qui a confessé ses fautes et doute d'être gracié. Dans le même temps on proclame la purification par le sang de Jésus de la conscience, des pensées ou d'autres parties de la personne aidée. Dans ces cas, on utilise fréquemment les promesses de la parole de Dieu en les déclarant de manière conduite par l'Esprit, sur la personne. Par exemple:
«Si nous confessons nos péchés, Il est juste et fidèle pour nous pardonner de tout péché et nous purifier de toute injustice.» (1 Jn 1.9). Je crois cette vérité de la parole, je n'ai pas de doute que la chose priée se passe dans la personne. Le pardon se reçoit et, la purification se fait à l'instant dans la partie de la personne qui en a besoin: s'il ne doute pas dans son cœur, mais croit que ce qu'il dit se réalise, il l'aura. Au début il faut essayer, surmonter les peurs, mais en voyant Jésus donner appui à sa parole déclarative, on gagne en assurance. Je savais que ma parole, ce que je priais, se réalisait au moment même où je priais.

Un autre exemple d'apprentissage de l'autorité déclarative est la prière de bénédiction. Non pas: «Seigneur bénis telle ou tel…» Mais «Je te bénis…» Les pères juifs bénissaient en direct leurs enfants par ce beau geste de mettre les mains sur leurs têtes, et ils prononçaient sur eux des paroles de bien, de vie, de bonté, de croissance et de bénédiction. En apprenant à le faire pour quelqu'un, nous réalisons qu'effectivement nos paroles déclaratives de bénédiction ont «un impact», et que réellement l'autorité de bénir nous est donnée par Jésus. Parce qu'elle nous est donnée, ce que nous prions dans l'écoute de l'Esprit, pénètre la personne comme une huile de guérison et de bienfait.
La prière pour les malades sous la forme non pas «Seigneur fais qu'elle soit guérie, ou bien Seigneur guéris-le» mais sous la forme «sois guéri au nom de Jésus» ou bien «j'ordonne à la maladie de te lâcher maintenant» est plus «osée» en apparence, mais de fait sans doute pas plus difficile. Je ne peux pas expliquer la puissance du sang de Jésus de rendre quelqu'un pur. Mais je le crois, je m'appuie dans mon cœur sur cette réalité dans mon cœur aussi ferme et sûre que la gravitation terrestre. Je n'ai aucun doute, aucune hésitation. L'expérience passée, le fruit vécu, la vérité de la parole, la réalité de la croix du Christ, tout a concouru à imprimer en moi cette certitude. Mais il a fallu pratiquer pour soi, et puis pour d'autres, parfois en tremblant. Je suis en apprentissage pour la déclaration de la guérison physique: j'ai vu des guérisons, mais ma confiance expérimentale et réelle en la guérison physique qui est en Jésus est encore fragile. Mais elle continue de croître.

Au début hélas, plein de bonnes intentions et de bonne volonté, j'ai cru qu'il suffisait de dire des choses «avec foi» pour que cela se passe, ceci sans écouter ce que Dieu me demandait de faire et donc plus dans un mouvement psychique qu'un mouvement de l'Esprit. Ainsi, par exemple, j'ai participé à la prière déclarative de guérison, promettant à un hémiplégique (par une chute d'un cerisier) que Jésus allait le guérir. En fait je déclarais plus que ce que Dieu ne m'avait dit ou confié. Je péchais par présomption. La personne n'a pas été guérie par de multiples prières. Et je sais alors la tentation de mettre la faute de «l'échec» sur quelqu'un, afin de pouvoir se justifier. La réalité était que j'avais de la présomption dans mon cœur. Je pensais ordonner à l'Everest de se bouger, simplement parce que je le décidais. Nous avons demandé pardon ensuite à la personne de l'immaturité de notre approche.
L'intimité avec Jésus est centrale. Prions et faisons ce qu'il nous montre. En dehors de «l'être avec lui», nous faisons pas mal de dégâts.

Dis seulement une parole
Nous connaissons cette histoire du centurion romain, chef soldat qui comprenait bien l'exercice de l'autorité. Il savait bien l'exercer parce que disait-il «Je suis moi aussi un homme sous autorité». (Mt 8,9). Il savait qu'exercer l'autorité était donner des ordres: «j'ai sous moi des soldats, je dis à l'un va, et il va, à un autre viens et il vient». (8.9). Ce centurion avait un serviteur atteint de paralyse et terriblement tourmenté. (8.6). Jésus se propose d'y aller pour le guérir. Mais à cause de sa compréhension de l'autorité, le centurion dit à Jésus que ce n'est pas la peine qu'il se déplace et ajoute: «mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri». Une seule parole! Un seul ordre! Jésus est en admiration devant cette compréhension de foi en son autorité.
Dis seulement une seule parole! Il est juste et bon de demander à Jésus cette unique parole qui nous permet de savoir ce qu'il fait, ce qu'il veut faire dans un cas particulier.
Il y a bien des années ma belle-sœur travaillait au Bénin chez Wycliffe. Un jour nous recevons un téléphone nous annonçant qu'elle avait attrapé une hépatite fulminante, était tombée dans le coma et se trouvait dans un avion de sauvetage volant en direction de Genève. J'encourage Christine mon épouse à téléphoner à la famille et aux amis pour commencer à prier pour elle. Je vais pour ma part prier au salon. Je dis à Dieu: Seigneur j'ai besoin d'une parole pour savoir comment prier avec confiance. Il me vient le verset: «Cette maladie n'est pas pour la mort». (Jn 11.4) Alors commence l'intercession personnelle et l'appel aux anciens de son église pour une prière de guérison pour ma belle-sœur, sur la base de cette unique parole. Le pronostic des médecins est négatif. Mais suite à la prière des anciens, soudainement il y a un changement dans un facteur sanguin précis, puis lors de la visite d'un pasteur elle ouvre les yeux… et finalement elle est sauvée de la mort. Elle reçoit ensuite la visite de nombreux médecins de l'hôpital car elle était le premier cas de ce type d'hépatite à en avoir réchappé. Et son foie à ce jour est en bonne santé. Ce fut pour moi une leçon inoubliable: Dis seulement une seule parole et mon serviteur sera guéri. À Dieu soit toute la gloire!
www.paulhemes.com

NOTES
1 : Os Guinness, Rising to the Call, Thomas Nelson 2003, p 21.
2 : Je me suis permis de mettre Don avec un «grand D» pour souligner l'identité du donateur: Dieu.


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