C5-226 b
LA COMPLEMENTARITE DU CORPS
Par Jacques-Burnier et Heinz Suter
UNE LECON DE BOTANIQUE APPLIQUEE
Par Jacques-Burnier
Lauteur de ce texte est Jacques Burnier, ex-gérant de l0ffice vaudois de la culture maraîchère et membre du comité du LIEN, que Dieu a repris à Lui en avril 2002.
Dans une classe, le professeur demande : Quest-ce quune orange !
Cest un fruit exotique! Cest un réservoir plein deau sucrée! Cest une boule avec des chambres de jus doré! Cest une maison remplie de cellules savoureuses et nutritives!
Dans la vie que Dieu a créée, tout commence par là : la cellule avec, en son centre, un noyau nourricier et reproducteur.Donc, à lorigine de toutes choses et de la vie végétale en particulier, il existe une cellule microscopique, animée, qui respire, réagit, se nourrit, grandit, sallonge, change de forme, se divise et multiplie selon les règles propres à chaque espèce. Puis, quand les cellules de la plante ayant une même fonction sont réunies en un tout cohérent, elles forment le tissu.Tissus de soutien, de protection, de conduction, de sécrétion, daccumulation de réserves. Les tissus préparent comme en secret les canaux de vie de la plante qui prend forme.
Chez la plante, aucun tissu ne peut à lui seul accomplir lensemble des actes inhérents à la vie. Cest pourquoi, les tissus sassocient pour former finalement lorgane. Ainsi, du groupement des tissus qui collaborent à la même fonction vont naître la racine, la tige, la feuille, la fleur, la graine. A leur tour, ces différents organes, alimentés par la sève nourricière vont faire grandir la jeune plante. Arrivée au stade adulte, elle portera son fruit, refuge de la vie future.
Pour du travail, cest du beau travail!
Et voilà que cest le Seigneur lui-même qui, dans sa merveilleuse création, nous donne les subtilités de Sa recette pour faire grandir Sa plante, la plus chère à son cur, LÉGLISE !
Tout à la fois, la plante donne aux chrétiens une leçon de botanique et darithmétique, où la multiplication est parfaitement enseignée. Mais les événements du monde ne démontrent-ils pas que les hommes connaissent beaucoup mieux
Cependant nous rendons grâce à Dieu. Un peu partout dans le monde des cellules de prière ou cellules de maison naissent. Elles sont conduites par des hommes et des femmes convertis et affermis, fidèles à lenseignement du Christ. Ce sont les tissus de lEglise.
Les tissus, ayant des fonctions bien déterminées et nourricières se développent pour devenir des organes.. A linstar de ceux de la plante, ils participent à la croissance et à la construction de lEglise. Tissus de soutien, protecteurs et conducteurs, tous différents, ils sont tous co-équipiers dans luvre du Seigneur.
Le miracle est accompli. Le fruit qui mûrit, va porter sa graine plus loin pour que dautres cellules prennent vie.
Qui dit mieux ? Qui fait mieux? Le Seigneur est sensible aux actes de courage et de sainte audace pour lavancement de son règne. Ecoutons Jérémie, chap. 29, v. 13 : " Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cur. "
A notre niveau dhomme, la leçon de botanique est terminée. Mais elle trouvera son plein épanouissement dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre, promis par le Créateur, à toutes les cellules du monde nouveau adorant par lEsprit le Père et le Fils qui revient bientôt.
Le Seigneur est tout puissant ! Il attend que nous lui fassions confiance. Sans restriction.
Entrons et travaillons donc tous, sans distinction de races ni classes, mais animés dune même vision et dun même amour, dans la merveilleuse botanique du Seigneur.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi,
je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
DE L'HUILE DANS LES ROUAGES
Par Heinz Suter
Dans son article " leçon de botanique appliquée " Jacques Burnier met en évidence que pour vivre, se développer et se multiplier, une plante a besoin de plusieurs sortes de tissus et que ceux-ci doivent fonctionner de manière complémentaire et coordonnée.
Dans 1 Corinthiens 12, pour souligner le même principe, lapôtre Paul prend lexemple du corps humain, qui lui aussi est formé de nombreux organes. Ils sont tous nécessaires. Ils ont chacun une place particulière et un rôle précis. Et ce nest que dans la mesure où chaque membre remplit bien sa fonction que le corps vit pleinement. Paul explique de manière très simple et convaincante que le pied ne peut pas dire à la main, parce que tu nes pas comme moi, on na pas besoin de toi, ni loreille dire à lil : on peut se passer de toi. Ce nest pas la main qui décide qui fait partie du corps et quelle est la fonction de chaque organe. Cest le créateur qui en a décidé ainsi et cest la tête du corps qui commande et coordonne lensemble. Nous comprenons facilement ce principe qui nous paraît clair et évident lorsque nous pensons à notre corps ou tout autre organisme vivant, mais nous avons plus de peine à le comprendre et surtout à lappliquer dans lEglise appelée pourtant " Corps de Christ ".
Nous sommes cependant appelés à apprendre à travailler dans la complémentarité et la coordination afin quà lexemple du corps, lEglise vive, se développe et se multiplie.
Les nombreuses exhortations des auteurs du Nouveau Testament, touchant à notre caractère, nos attitudes, nos motivations, notre comportement nous montre que le défi est de taille et que de nombreux éléments entrent en compte pour que les organes et les membres travaillent de manière harmonieuse et productive. Jaimerais en souligner deux qui seront un premier pas vers une meilleure unité et surtout un meilleur fonctionnement de nos cellules, de nos groupes ou de nos communautés.
Reconnaissance
et respect des autres membres
Notre tendance naturelle est de dénigrer,
condamner et écarter ce qui ne nous plaît pas. Mais nous ne pouvons
pas nous permettre dagir ainsi avec nos frères et surs dans
la foi parce quils ne nous " conviennent " pas ! Certes nous
sommes appelés à discerner et à "évaluer",
mais nous devons le faire avec la " crainte de Dieu " et avec sagesse.
Justement ce discernement duquel nous nous réclamons a dabord pour
but précisément de reconnaître que la différence
qui me "gêne" chez lautre est peut-être simplement
due au fait que cest un autre membre avec une autre fonction ou la même
que la mienne, un "tissu" différent mais dont le corps a besoin.
Ma première responsabilité est donc de respecter la place et la
tâche de lautre, de laccepter (tant que ce nest pas
en contradiction claire et évidente avec la Parole de Dieu) et de lui
permettre de fonctionner en laissant à la tête (à Jésus)
le soin de coordonner le tout. Nous sommes souvent prompts à " évaluer
" puis juger, critiquer et rejeter, alors que nous sommes appelés
dabord à discerner pour reconnaître, respecter, accepter,
et permettre à lautre de trouver sa place et dapporter sa
contribution.
Fidélité
à ma tâche
Dieu ne me demande pas davoir tous les
dons et dexercer tous les ministères ! Et lorsque je constate que
les autres ont des dons et des appels différents peut-être
plus en vue ou plus honorés je ne dois ni être jaloux, ni
me dévaluer en dénigrant ce que je suis. Jhonorerai Dieu
et je contribuerai au meilleur fonctionnement du corps si je suis fidèle
quel que soit mon "talent". Ce nest pas tant limportance
ou la " grandeur " du don qui compte aux yeux de Dieu, cest
la fidélité et la fiabilité avec laquelle jaccomplis
ma tâche quipermettra au corps dêtre coordonné,
utile et efficace. Paul le précise dans 1 Corinthiens 4 : 2 : "Or,
en fin de compte, que demande-t-on à des intendants ? Quils accomplissent
fidèlement la tâche qui leur a été confiée."
En résumé lorsque lautre ne me " convient " pas au lieu de le rejeter et le critiquer, je vais apprendre à reconnaître et respecter ses dons, sa fonction et sa place, différente de la mienne. Et lorsque lautre a une place prépondérante, un " organe qui reçoit plus dhonneur " je ne vais pas me dévaloriser et me dénigrer mais je vais de tout cur rester fidèle à mon poste avec mes dons.
Le respect de lautre et ma fidélité dans ma tâche, cest comme des gouttes dhuile dans un mécanisme permettant un fonctionnementlubrifié et harmonieux, cest permettre au corps dêtre un organisme vivant et fécond.
Nous sommes appelés à apprendre à travailler dans la complémentarité et la coordination afin quà lexemple du corps, lEglise vive, se développe et se multiplie.
Jhonorerai Dieu et je contribuerai au meilleur fonctionnement du corps si je suis fidèle quel que soit mon " talent ". Ce nest pas tant limportance ou la " grandeur " du don qui compte aux yeux de Dieu, cest la fidélité et la fiabilité avec laquelle jaccomplis ma tâche qui permettra au corps dêtre coordonné.
LE LIEN DES CELLULES DE PRIERE