LE CONTENU DU DERNIER JOURNAL

N° 260 Janvier- Mars 2012

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EDITORIAL

Chers lectrices et lecteurs,
Pour ce premier numéro de l’année, nous vous offrons deux excellents articles vous invitant à une large réflexion sur un thème nous concernant tous sans exception: le temps.
Dans l’Ancienne Alliance, le peuple Hébreu n’a pas vu l’accomplissement de toutes les promesses et, à ce jour, des chrétiens se posent les mêmes questions: où en sommes-nous à l’horloge divine, pourquoi l’exaucement de nos prières tarde-t-il, Dieu est-il indifférent à notre sort?
Il est normal que nous cherchions à comprendre la portée des enseignements de l’Ecriture dans ce domaine comme dans d’autres, et les auteurs bibliques répondent à ces interrogations.
Par exemple, l’apôtre Pierre nous propose une image pour nous faire appréhender les réalités divines: «Bien-aimés, il est une chose que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour» (2 P 3.8).
Laissons-nous donc interpeller par la Parole de Dieu.
Nous vivons un début de siècle très chahuté, qui nous porte peu à l’optimisme. L'année 2012 sera-t-elle moins cahotique que la précédente? Rien n'est moins certain.
Il faut pourtant que nous, chrétiens, gardions confiance. Dieu accomplira toutes ses promesses, avec, en point d’orgue, le retour en gloire de Jésus-Christ.
Nous prions qu’à travers la lecture de ce numéro, chaque lecteur et lectrice, en Europe, en Afrique et ailleurs, puisse (re)découvrir un enseignement source de confiance en Dieu et d’ancrage ferme dans sa Parole. Une condition sine qua non pour demeurer debout et vigilants.

* * *

Un mot encore :
Si Le Lien de prière paraît cette année encore, la 59e, c’est grâce à vous, fidèles abonnés et donateurs.
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Ph. Maeder


Mystères des temps et des exaucements

Par Jacques-Daniel Rochat

Au cours de mes diverses visites de communautés et voyages, j’ai pu observer que la manière de prier et de s’attendre aux exaucements varie fortement d’une personne à l’autre. Alors que certains chrétiens sont très prudents dans leurs demandes, d’autres considèrent qu’il suffit de demander avec foi pour que l’exaucement arrive. Selon cette vision, les miracles, les richesses et la prospérité sont comme dans un « magasin divin », et les enfants de Dieu peuvent s’y servir par la prière...
Pourtant, force est de constater que si Dieu guérit, libère et sauve ; la prière n’apporte pas toujours ses réponses et dans certaines régions, la condition des chrétiens empire malgré d’insistantes demandes d’aide à Dieu. Par ailleurs, même ceux qui promettent la guérison et la prospérité par la prière ne sont pas épargnés par la maladie et la pauvreté.
Oui, ayons le courage de le dire, beaucoup de prières, qui apparaissent comme légitimes, ne sont pas exaucées. Ces absences de miracles ou de réponses divines sont-elles le signe de notre incrédulité ? Faut-il, pour obtenir un exaucement répéter les demandes, crier plus fort ?
Certes, il est bien de s'interroger sur nos manques de maturité et de foi qui peuvent nous conduire à ne pas nous appuyer sur Dieu. Pourtant, malgré tout, il faut bien admettre que la prière juste et inspirée ne reçoit pas forcément d’exaucement...

L’exemple le plus significatif se trouve dans la célèbre prière du « Notre Père ». Ainsi, les demandes « Que ton règne vienne » ou « Que ta volonté se fasse sur la terre comme au ciel », se sont-elles accomplies ? Jésus et ceux qui à travers les siècles ont récité cette prière, manquaient-ils de foi ? Non, bien sûr, et pourtant nous pouvons observer avec tristesse que la Terre est très loin d’appliquer la bonne volonté de Dieu et d’être son paisible royaume.
Alors pourquoi Dieu n’exauce-t-il pas cette prière, alors même qu’il nous invite à la faire ? Cette question déroutante s’est posée aux premiers chrétiens qui attendaient que le Christ vienne établir le règne de Dieu... À cette époque, beaucoup étaient persuadés qu’ils verraient cet exaucement de leur vivant... Mais du haut du 21e siècle, nous savons qu’ils ont dû tous partir sans voir l’accomplissement.
Cette réalité n’a pas échappé aux adversaires de la foi, et la deuxième épître de Pierre mentionne que l’absence d’exaucement envers la venue du règne de Dieu a suscité des moqueries :
« Ils disent : où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. » 2 Pierre 3.4.

Heureusement, la Bible n’élude pas ce problème et si l’apôtre Pierre cite les moqueries des incrédules, c’est pour nous entraîner à comprendre un mystère caché au monde.
« Bien-aimés, il est une chose que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes. » 2 Pierre 3.8-11.

Avec ces versets, Pierre dévoile que nous sommes dans un temps très particulier qu’il définit comme étant une durée de « patience » de Dieu .
Pour comprendre la signification de ces paroles, il faut revenir à la déclaration solennelle que Jésus a donnée lorsqu’il a commencé son ministère. Après avoir été baptisé d’eau et d’Esprit, Jésus prend la prophétie d’Esaïe 61 qui décrit le « programme divin » que le Messie va accomplir. Cette vocation céleste vise à apporter une bonne nouvelle aux malheureux, à guérir, rendre la vue, libérer... Jésus conclut la présentation de son mandat par ces étonnantes paroles ; il vient « publier une année de grâce de l’Éternel ». Cette fin surprenante est d’autant plus étrange que Jésus s’arrête au milieu du verset d’Esaïe. Celui-ci se poursuit avec avec : « et un jour de vengeance de notre Dieu ».
Jésus a-t-il un problème de lecture ? Est-il fatigué ? Non, Jésus choisit délibérément de s’arrêter parce qu’il sait qu’il est venu ouvrir une parenthèse unique dans l’histoire humaine. Oui, le Christ est bien le Roi qui a reçu le mandat de juger et d’établir son règne1. Pourtant, malgré cette autorité royale, Jésus sait qu’il n’est pas encore appelé à régner, il est venu pour sauver ce qui est perdu et prend donc délibérément le rôle du Sacrificateur qui apporte le pardon2.

L’ouverture d’une « année de grâce » est donc une période durant laquelle Dieu choisit délibérément de se limiter (par amour) et de ne pas juger 3. Avec le premier mandat du Christ, nous sommes donc dans un temps particulier qui influence profondément la prière et la condition du monde.

 

Le mystère du temps
Comme l’annonce l’année de grâce et le jour de vengeance, le destin des hommes est défini selon des temps fixés par Dieu. Au vu de l’importance du temps, nous sommes forcés de nous interroger sur sa nature, le temps c’est quoi ? Est-ce de l’argent, comme le dit l’économie, la lame infime qui sépare le passé du futur, un sentiment psychologique, l’écoulement régulier qu’indique l’horloge ?
Pendant des millénaires, les hommes ont pensé que le temps était le socle absolu et qu’il était donc impossible de trouver un espace dans lequel le temps n’agirait pas.
Les investigations scientifiques d’Einstein ont porté un coup fatal à cette vision, car ce savant a pu démontrer que le temps est relatif et qu’il a une limite. Si les êtres vivants subissent le temps, c’est parce qu’ils sont constitués de matière. Le temps n’est pas la toile de fond de l’univers, il en est l’un de ses composants.
Ces découvertes contribuent à confirmer l’éclairage biblique qui nous présente le Créateur comme au-dessus des limites du temps. Dans Exode 3.14 Dieu se révèle à Moïse dans un buisson qui ne se consume pas, de plus il se présente en utilisant le verbe être au présent et au futur :
« Je suis celui qui suis » « Je suis qui je serai » Exode 3.13-144
Cette étonnante conjugaison des temps se retrouve dans les paroles de Jésus :
« Avant qu’Abraham fût, je suis » Jean 8.58.

Par ces citations (et de nombreuses autres 5), la Bible cherche à nous faire comprendre que la dimension divine n’est pas limitée à l’écoulement du temps 6. Dieu domine l’espace temporel, il EST au dessus du passé, du présent et du futur, c’est pourquoi la Bible associe son nom à une dimension éternelle. Cette qualité intemporelle est aussi attachée à son amour qui « dure à toujours » et à son Royaume :
« Ton trône, ô Dieu, est éternel ; le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité ». Psaume 45:6, Hébreux 1.8.
« C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel, qui a créé les extrémités de la terre » Esaïe 40.28
Tout cela dépasse notre entendement, car il nous est impossible d’imaginer un « espace » hors du temps. Seul l’Esprit nous permet de comprendre la portée des oeuvres de Dieu.

Ainsi, et alors que selon la chronologie humaine la mort et la résurrection du Christ ont lieu dans un moment donné, dans la dimension spirituelle, cet événement touche le passé, le présent et le futur. C’est grâce à cette puissance que les Juifs ont pu durant des siècles, invoquer le pardon de leurs péchés en sacrifiant des animaux. Ces animaux n’avaient pas la capacité de porter les fautes, mais ils étaient les signes précurseurs du sacrifice ultime que Jésus accomplirait. Par leurs prières et leur piété, ces croyants s’appuyaient sur la promesse d’un exaucement futur :
« C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Hébreux 11:13.
Avec la résurrection du Christ, nous savons que l’exaucement est venu au temps fixé par Dieu. L’espérance des croyants était donc bien placée et ils ont pleinement bénéficié de l’oeuvre de Christ.

Aujourd’hui, et alors que le Christ a ouvert son « année de grâce » nous avons un accès direct à son Pardon et à sa puissance de Vie. Toutefois, le mandat du Christ est encore partiel, car Dieu dans sa « patience » accorde un délai pour que les hommes reviennent à lui. Malheureusement et comme le rappelle la parabole du semeur 7, le délai accordé à la bonne semence profite aussi à « l’ivraie ». L’intervalle donné par grâce permet au mal de prendre de la force : les séductions diaboliques, l’arrogance orgueilleuse, les injustices, la violence... Plus le temps passe et plus ces forces opposées à Dieu se déchaînent, prospèrent et étendent leurs filets sur le monde.
Dans cette situation, nous vivons une tension semblable à celle des Juifs qui attendaient la venue du Messie. Comme eux, nous ne voyons pas l'accomplissement de toutes les promesses, mais nous savons par la foi qu’au terme de l’échéance, le règne de Dieu viendra bouleverser la création. Cet événement sera si puissant que le temps lui-même sera absorbé par le Royaume éternel. La puissance de la sainteté de Dieu engloutira pour toujours le mal et les séductions. Avec une telle échéance, il est compréhensible que les ennemis de Dieu s’affolent, car tout ce qu’ils peuvent faire est limité dans une parenthèse temporelle et éphémère :
« C’est pourquoi, réjouissez-vous cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la Terre et à la Mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps. » Apocalypse 12.12.

Chers frères et soeurs, qui invoquez le règne de Dieu, sachez que votre prière est déjà totalement accomplie dans le « ciel » et qu’il ne suffit que d’un peu de temps... car quoi qu’il arrive, tout est déjà décidé en Dieu et son règne approche.

Lorsque l’attente prendra fin, tous les hommes comprendront la mesure immense de Dieu (sa grâce) et sa justice (son règne).
Concrètement, cela signifie que toutes nos prières (légitimes) sont prises en compte par Dieu. Certaines reçoivent une réponse dans ce monde et d’autres recevront leur plein accomplissement dans la venue du règne de Dieu8. Déjà, ceux qui meurent dans le Seigneur connaissent cette dimension nouvelle9. Quelle espérance ! L’Église prie, elle invoque et attend l’exaucement ultime qui verra Dieu établir son règne.
Alors que notre monde vieillit et se déchire comme un vieux vêtement10, gardons l’espérance en sachant que tout est déjà accompli en Dieu. Il est au-dessus du temps,

Dans ce temps qui nous est donné, soyons des instruments de sa grâce avec l’espérance confiante que malgré toutes les adversités et l'effondrement des systèmes de ce monde, Dieu agit aujourd’hui par sa grâce et qu’il imposera sa réponse totale. Il est l’Éternel au-dessus du temps.
Alors oui, prions ensemble, « Que ton règne vienne ».

*****

Notes

1 « C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes ». Romains 2.16, voir aussi 2 Timothée 4.1.

2 Les termes « Messie », ou « Christ » signifient : celui qui est oint. Il est donc intéressant de remarquer que l’onction était donnée aux sacrificateurs (comme Aaron) et aux rois (comme David) Jésus, le Christ regroupe les deux facettes de l’onction divine, il est LE sacrificateur et LE roi. Pourtant, malgré ces deux mandats, il commencer par exercer le rôle de sacrificateur (voir Hébreux 2:17, chapitres 3 à 13), son mandat royal étant effectif lors de son retour.

3 Cet aspect est important, car beaucoup de chrétiens pensent que Dieu juge la terre par toute sorte d’actions terrifiantes, par exemple avec le Sida, les cataclysmes, les crises... Pourtant, ces fléaux qui conduisent dans la souffrance des enfants innocents ne sont pas des jugements (justes) de Dieu, mais les conséquences d’une humanité tournée vers le mal et privée d’une autorité spirituelle sur son environnement. Le monde est comme un mauvais automobiliste qui se blesse par sa mauvaise conduite, son jugement ne vient pas de l’extérieur, mais des conséquences de sa volonté de suivre le mal (Romains 1.26-28). Lorsque le jugement de Dieu viendra, il sera parfait, plein d’amour et incontestable.

4 La révélation du « Je suis ce que je suis » (Ehyéh Acher Ehyéh en hébreu), va devenir le nom sacré de Dieu que les Juifs n’osent pas prononcer et qu’ils écrivent avec quatre lettres YHWH (on trouve ce mot plus de 6500 fois dans l'Ancien Testament)

5 La Bible contient plusieurs centaines de textes faisant référence à une dimension d’éternité.

6 Le fait que l’univers ait mis plusieurs milliards d’années à se former semble inconcevable à ceux qui considèrent que la création s’est faite en 6 jours de 24 heures. Dans la Genèse les jours ne sont pas les nôtres, mais un moyen de nous révéler le mystère fondamental de la création. Ainsi, le septième jour, qui n’a pas de fin, est la clé qui révèle l'existence d’une dimension spirituelle et éternelle en Dieu (voir à ce propos Hébreux 4.1.11).

7 Matthieu 13.25-40

8 L’apocalypse (5.8 et 8.3) nous révèle que les prières des « saints » sont collectées dans des coupes et versées sur l’autel qui est devant le trône de Dieu.

9 « Et j’entendis du ciel une voix qui disait : écris: heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent. » Apocalypse 14.13

10 « Levez les yeux vers le ciel, et regardez en bas sur la terre ! Car les cieux s’évanouiront comme une fumée, la terre tombera en lambeaux comme un vêtement, et ses habitants périront comme des mouches ; mais mon salut durera éternellement, et ma justice n’aura point de fin. » Esaïe 51.6


Pour réfléchir!

Nos prières sont assez souvent exaucées, comme elles ont été exprimées. D’autres fois, il y a un certain décalage entre nos prières et les exaucements. Voici donc de quoi méditer:

J’ai demandé la force,
et il m’a donné des difficultés afin de me rendre fort.
J’ai demandé la sagesse,
et il m’a donné des problèmes à résoudre.
J’ai demandé de la prospérité,
et il m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J’ai demandé du courage,
et il m’a donné du danger à surmonter.
J’ai demandé de l’amour,
et il m’a donné des personnes en difficulté à aider.
J’ai demandé des faveurs,
et il m’a donné des occasions favorables.
Je n’ai rien reçu de ce que je demandais,
j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin.


Le temps de nos vies

Par Jacques Blandenier

 

Nos vies s’inscrivent dans le temps, un temps qui n’est ni indéfini, ni infini. Mais qui rythme nos existences et leur don-ne densité: Si ma vie n’était pas située entre un commencement et une fin, si je vivais sans dates, rien sans doute de ce qui s’y passe ne serait décisif. La richesse et le risque de mon rapport au temps, c’est que ce temps est limité, et irréversible.
La fréquence du thème de la vigilance dans le Nouveau Testament nous dit que nous sommes responsables devant Dieu du temps qu’il nous donne — responsabilité que l’on peut exprimer par deux questions:
Qu’est-ce que je fais du temps qui passe? Qu’est-ce que le temps qui passe fait de moi?
La première évoque l’urgence, la seconde la persévérance. Ce sont les deux faces de la vigilance.
Le temps est court. Nous attendons le proche avènement du Seigneur. Les premiers chrétiens étaient convaincus d’être en situation provisoire. Cette urgence structurait la hiérarchie de leurs priorités. Epreuves et persécutions étaient transfigurées par l’espérance que le triomphe du Seigneur allait se manifester sans délai: déjà les puissances du mal étaient vaincues, déjà les trônes des grands vacillaient. Le royaume de Dieu est proche: à quoi bon s’installer pour durer?
Aujourd’hui, notre mentalité est différente. Non seulement le retour du Seigneur n’a pas été immédiat, mais une manière inconsidérée d’interpréter les «signes des temps», pro-voquant périodiquement des poussées de fièvre apocalyptique démenties par les faits, a fini par discréditer cette dimension de l’urgence.
Et pourtant l’urgence est là!
La mission de l’Eglise pour le monde dans chaque génération est disproportionnée aux forces disponibles. Chaque jour, plusieurs centaines de milliers de personnes entrent dans l’éternité, dont la majorité ne peut invoquer le Sauveur que nous ne lui avons pas appor-té… Une telle prise de conscience a-t-elle encore un sens pour nous? Est-elle capable d’influencer nos choix de vie, notre emploi du temps? Il s’agit d’être là où Dieu nous veut aujourd’hui, sans nous laisser distraire par des faux combats – combats d’arrière-garde ou modes du moment. L’urgence aujourd’hui, n’est-ce pas un recentrement sur le Christ et le prochain, sur la Croix et la Résurrection, sur le témoignage et le service? Et tant pis pour les gadgets spirituels, les cheveux théologiques coupés en quatre, les soins super-attentionnés portés à notre bien-être!
Le temps est court… Le temps s’allonge aussi. Que fait-il de nous? Il n’est jamais neutre. Il forge ou il fige, il trempe ou il noie. Il nous mûrit ou nous pourrit. Ou peut-être agit-il simplement comme un révélateur de ce que nous sommes au fond?
Dieu a créé le temps et il s’en est servi pour créer (Gen. 1). Il en fait aujourd’hui son ins-trument pour nous façonner en respectant notre liberté. Car Dieu nous convie à un deve-nir, instaurant un dialogue, faisant de nous ses partenaires et non ses objets. Il court le risque de nous mettre à l’épreuve du temps. «Sa fidélité est pour toujours», répètent les Psaumes. Et la nôtre? Est-elle durcissement ou endurance? Fixité, ou étonnement renou-velé? Sécurité de l’habitude ou risque de la liberté? Dieu capturé, ou Dieu rencontré? La persévérance n’est pas une espérance désabusée, tassée sur elle-même! Le Seigneur est vivant, il chemine avec nous, il est devant nous. Notre avenir en est tout plein. C’est pour-quoi le temps qui s’allonge n’est pas un contre-temps, mais un cadeau par lequel il se donne chaque jour à nous.
«Voici, je viens bientôt – voici, je viens soudainement» (deux traductions possibles d’Apoc. 22.12). Maranatha, viens Seigneur Jésus!


Prophète Daniel 2.20-22

Béni soit le nom de Dieu
d’éternité en éternité!
Car à Lui appartiennent
la sagesse et la puissance.
C’est Lui qui fait changer
les temps et les circonstances;
c’est Lui qui donne la sagesse aux sages
et le savoir aux intelligents.
C’est Lui qui révèle
les mystères profonds et secrets,
qui connaît ce qui est enfoui
dans les ténèbres;
auprès de Lui demeure la lumière.


Témoignage

Les pays touchés par le Lien en 2011

Grâce à vous tous, donateurs, le bulletin Le Lien de prière a pu être diffusé à plus de 120’000 exemplaires en 2011, pour la 58e année de sa parution. Si l’Afrique demeure le continent le plus demandeur (la République Démocratique du Congo est le premier pays francophone en termes d'habitants !), ce sont quand même plus de 33’000 ex. qui ont été envoyé sur sol européen. Merci à chacun d’entre-vous, abonnés, lecteurs et amis qui avez permis cette large distribution. Le bulletin a ainsi été distribué dans les pays suivants :

AFRIQUE DU SUD
ALLEMAGNE
ANGOLA
AUSTRALIE
BELGIQUE
BÉNIN
BOTSWANA
BRÉSIL
BULGARIE
BURKINA FASO
BURUNDI
CAMBODGE
CAMEROUN
CANADA
CENTRAFRIQUE
CHINE
COMORES
CÔTE D’IVOIRE
DJIBOUTI
ÉQUATEUR
ÉGYPTE
ESPAGNE
FRANCE
GABON
GANA
GRANDE-BRETAGNE
GRÈCE
GUADELOUPE
GUATEMALA
GUINÉE
GUYANE
HAÏTI
HONGRIE
ÎLE MAURICE
INDONÉSIE
IRLANDE
ISRAEL
ITALIE
KENYA
LA RÉUNION
LIBAN
LUXEMBOURG
MADAGASCAR
MALAISIE
MALAWI
MALI
MAROC
MARTINIQUE
MEXIQUE
NIGER
NLLE CALÉDONIE
OUGANDA
PÉROU
POLOGNE
PORTUGAL
RÉP DU CONGO
RÉP. DÉM. DU CONGO

 


ECHOS ET NOUVELLES

Quelques échos reçus par lettres et par courriel (www.shekina.com)

Vos nouvelles… En nous communiquant l’existence ou la naissance de votre cellule de prière, si petite soitelle, vous encouragerez et réjouirez ceux qui d’avance prient pour vous. Si vous vivez des grâces particulières ou passez par des difficultés, si vous avez un témoignage à la gloire de Dieu, partagez-le avec nous. Vous contribuerez à l’édification du « Corps de Christ ». Intercession : Très souvent des lecteurs du LIEN nous demandent de prier pour leur cellule et leur région : problèmes d’églises, de familles, de santé, etc. le titre de notre journal « LE LIEN des cellules de prière » marque bien notre solidarité entre tous ses lecteurs. Pensons-y dans notre intercession. Merci.

 

Courrier

Suisse
Les Cullayes -
«l'avant dernier Lien de prière, no 257, m'a fortement intéressée et j'aimerais l'offrir à plusieurs personnes. Serait-il possible d'en avoir encore 5 exemplaires? »

France
Benfeld - « Je suis une fidèle lectrice depuis au moins une vingtaine d'années. J'ai été très impressionnée par l'article de Jacques-Daniel Rochat « Jésus ou Mahomet?». Je connaissais un peu l'histoire du prophète, mais pas à ce point-là. Merci de bien vouloir me faire parvenir 10 exemplaires en complément.»

Ormes - « Nous sommes une cellule de prière d'intercession en faveur du monde musulman depuis plus de dix ans déjà. Par la grâce de Dieu, nous avons eu deux conversions dernièrement (ex. musulmans). Merci de me faire parvenir encore 30 ex. de ce numéro 257.»

Ile Rodrigues
Port Mathurin - « Merci pour l'envoi du Lien de prière et pour tout ce que vous faites, car la Parole de notre Seigneur doit être partagée avec tout le monde.»


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