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Article Lien N°Cx-000 Le besoin d’une politique éclairée Par Philippe Joret |
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Le besoin d’une politique éclairée Par Philippe Joret L’article qui suit provient d’un livre à paraître prochainement sous le titre « Élections en Francophonie » de Philippe Joret. Ses qualités de visionnaire et de mobilisateur pour la cause du Royaume de Dieu l’ont largement fait connaître dans les pays francophones. Cet extrait donne un éclairage biblique et spirituel sur la différence entre l’exercice du pouvoir politique tel qu’il s’exprime lorsqu’il est corrompu et la responsabilité politique dans l’optique de service et d’autorité tels que Dieu les a conçus. Il est bon que les chrétiens engagés à la base deviennent davantage conscients de cet aspect du service chrétien ayant un apparentement avec la fonction de dirigeant. Il faut reconnaître la difficulté que représente l’exercice du pouvoir. Souvent animés du désir de servir leur pays, ayant une vision et un projet pour développer la société dans laquelle ils vivent, les politiques finissent par être piégés par le goût du pouvoir. L’intention politique est souvent « l’art de bien conduire la cité pour garantir le bien-être de tous les citoyens », selon la vision de Platon. Dans les faits, elle devient souvent la gestion, à visage civilisé, de l’instinct de domination ou de la soif du pouvoir caché en chacun de nous. Ici, les chrétiens ne sont pas épargnés et nos dénominations le démontrent. Pourtant, il faut bien que des personnes s’engagent dans ce mandat de la gestion de la cité. La direction politique est un don de Dieu, un mandat sur lequel le Seigneur est souverain. Les
fondations bibliques « À l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. Dieu les bénit en disant : soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre, rendez-vous-en maîtres, et dominez. » Genèse 1.28 « L’éternel Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. » Genèse 2.15 « Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en prennes soin, et qu'est-ce qu’un être humain pour qu’à lui tu t’intéresses ? Pourtant, tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, tu l’as couronné d’honneur et de gloire. Tu lui donnes de régner sur les oeuvres de tes mains. Tu as tout mis sous ses pieds… » Psaume 8. 4 à 6 Dès la création, Dieu montre qu’il crée l’humain avec une dimension de direction, ainsi, les hommes doivent diriger et se rendre maîtres de la terre « dominez » puis gérer cultivez et gardez.. Bien entendu, nous ne sommes pas appelés à prendre le pouvoir en tout et sur tous ; ce serait une dictature. Quelle
gouvernance après la chute et la corruption du pouvoir ? L’intention de Dieu aurait-elle changé ? Ce que Dieu a voulu avec Adam, il l’a répété avec une grande quantité de gens dans les Écritures et l’Histoire de l’Église. Citons Adam, Noé, Abraham, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, Gédéon, David, Salomon, Ezéchias, Néhémie, Zorobabel…Pierre, Paul, Jacques, Jean, etc. Quand Dieu a voulu créer un mouvement dans
l’Histoire des hommes, il a toujours cherché des dirigeants. Quand les rois marchaient avec Dieu, ils réformaient
les lois selon la justice et les mœurs changeaient. L’épisode du roi
Josias nous montre cette réalité. La conversion du roi Josias a entraîné
un engagement de tout le peuple d’Israël derrière lui, une restauration
du pays et des réformes indispensables. Combien est grande l’influence des dirigeants sur un peuple ! Ce n’est pas parce qu’il y a eu de mauvais dirigeants qu’il faudrait annuler l’intention de Dieu, qui est d’agir en collaboration avec des humains. Dans toute l’Histoire, quand Dieu a eu besoin de quelqu’un pour initier, organiser et porter un projet important, il a appelé les hommes à être des leaders. La
rédemption du pouvoir Les rois méchants de l’Ancien Testament sont la démonstration de l’horreur du pouvoir, ce que confirme l’Histoire de l’humanité et de l’Église. L’orgueil, l’arrogance, le vain prestige, le manque de sensibilité pour les plus petits, la domination cruelle qui écrase l’autre sans le respecter, en sont les manifestations les plus répandues. Face à cela, on a essayé de trouver des moyens humains pour limiter les risques. Le premier consiste à partager les pouvoirs en créant des contre-pouvoirs comme dans les démocraties. Le second vise à limiter l’espace temporel du pouvoir. Pour cela on veille à empêcher que celui qui dirige s'installe dans l’habitude et exerce une domination démesurée. Pour cela, le mandat qui lui est confié est limité dans le temps. Ces mesures sont précieuses et partent d’une bonne intention, mais dans les faits, elles suscitent parfois encore davantage de lutte de pouvoir et ne tiennent pas compte des dons spécifiques de chacun. La
solution de Dieu à la nature du pouvoir souillé :
À la croix, il se livre aux pouvoirs des ténèbres ligués contre lui (Luc 22.53). C’est là qu’il peut les dépouiller ; Colossiens 2.15 n1. Jésus s’est soumis aux pouvoirs de toute nature et, par son sacrifice, rachète la nature du pouvoir. L’obéissance parfaite de Jésus à la croix rachète la nature du pouvoir même ! « Tout pouvoir m’a été donné, dans le ciel et sur la terre ». Matthieu 28.18 voir aussi Philipiens 2.9 à 11. Le sacrifice de Jésus a racheté la nature même du pouvoir. Son ascension manifeste le rachat complet du pouvoir dans le ciel. Il a lavé le ciel de la corruption du pouvoir satanique. Il est entré dans le ciel même. Maintenant Jésus est le dirigeant des dirigeants, le roi des rois ! « Jésus-Christ qui, depuis son ascension, siège à la droite de Dieu, et à qui les anges, les autorités et les pouvoirs sont soumis ». I Pierre 3.21 État
d’esprit d’une gouvernance rachetée :
Et
les dirigeants politiques ? Dieu dit à Pharaon que son pouvoir subsiste parce que Dieu le veut. « Mais, je t’ai laissé subsister, afin que tu voies ma puissance, et que l’on publie mon nom par toute la terre. » Exode 9.15, 16 Il en est de même pour le roi de Babylone : « Afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur le règne des hommes, qu’il le donne à qui il lui plaît. » Daniel 4.17 et 32 : « Jusqu’à ce qu’il reconnaisse que le Dieu suprême domine sur le règne des hommes et qu’il le donne à qui il lui plaît. » Daniel 5.21 « Dieu brise les grands sans information et il en met d’autres à leur place. En se détournant de Lui, en abandonnant ses voies, ils ont fait monter à Dieu le cri du pauvre, ils l’ont rendu attentif au cri des malheureux… afin que l’impie ne domine plus, et qu’il ne soit plus un piège pour le peuple. » Job 34.24-30 Jésus reconnaît le pouvoir politique que Dieu a donné à Pilate : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. » Jean 19.11 Les apôtres enseignent aux chrétiens à reconnaître
la marque du trône souverain de Dieu sur les monarques des nations :
« Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car
il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui
existent ont été instituées de Dieu.» Romains 13:1 Dans ce texte, Pierre emploie le terme ktisis pour le mot « autorités ». Ce mot signifie fondations, créations, institutions. Il montre que les autorités font partie de la fondation d’un monde harmonieux, à l’opposé du chaos. Pour toutes ces raisons, l’Église s’est souvent tenue comme appui des institutions et du pouvoir. Elle a voulu rester garante d’une société sans chaos, mais cela a parfois abouti à une grande complaisance par rapport au pouvoir établi. Par contre, quand elle a su soutenir les autorités tout en défendant les valeurs morales et exerçant un rôle d’orientation des priorités sociales, elle a été une conscience prophétique. Droits
et responsabilités des dirigeants de la nation Le
principe de direction pour le bien commun Saint Thomas a ainsi défini l’idéal politique des rois : créer les conditions de salut du plus grand nombre, inspirer des préceptes qui développent la vertu, assurer la paix sociale par l’unité de tous les sujets, pourvoir à la suffisance matérielle. Procurer
une vie bonne, qui prépare à l’éternité. S’inspirer
de l’Écriture et pourvoir à la paix sociale et nationale Permettre
le développement et la prospérité du plus grand
nombre Conclusion Notes: 1 Cet aspect-là est unique et propre à Jésus, grand Prêtre à la manière de Melchisédek. Et cette soumission temporaire de Jésus à l’oppression diabolique n’induit pas que les dirigeants chrétiens doivent se soumettre au pouvoir des ténèbres. Livres : De Regno - Saint Thomas (éditions Luf) Savoir diriger, dans l’église et la société. Tom Marshall. Éditions JEM. |
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LE LIEN DES CELLULES DE PRIERE |
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