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Article Lien N°C1-252 La prière sur son lieu de travail Par Paul Hemes |
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La prière sur son lieu de travail Par Paul Hemes « On vous appellera prêtres du Seigneur » (Esaïe 61 : 6) Le
renversement annoncé de tous les systèmes religieux Ainsi tous les enfants de Dieu seront prêtres et prêtresses du Seigneur. Tous le seront par relation avec le nouveau temple relocalisé au ciel, Jésus ressuscité corporellement. Tous le seront sur terre, là où ils vivent, là où ils travaillent, là où ils se rencontrent. Le bâtiment, les prêtres, les offices religieux sont abolis en tant que médiateurs obligés entre Dieu et les hommes. Bien entendu les chrétiens se sont toujours rassemblés régulièrement, mais les lieux importaient peu et la présence de « clergé » n’était plus une condition. Ainsi les maisons de particuliers sont devenues les lieux privilégiés du vécu et de la multiplication de la foi. La samaritaine croit Jésus. Elle se met en mouvement immédiatement et elle évangélise tout son village. Elle devient ainsi la première missionnaire chrétienne du monde. Elle ne passera ni par un lieu de culte, ni par un « officiel religieux » ni par une rencontre religieuse organisée. Elle franchit ainsi trois barrières religieuses. Mais il y a plus : elle est femme, laïque, et non juive. Du point de vue contextuel de l’époque elle est la moins qualifiée pour ce travail, pire elle en est totalement exclue trois fois. Elle franchit trois murs de séparation : hommes/ femmes, clergé/laïcs et juifs/non juifs. Paul écrira : il n'y a plus ni homme ni femme, ni juif ni grec… (Gal 3.28). Nouveaux
prêtres de Jésus Chaque chrétien, homme ou femme, est ministre, prêtre et serviteur de Dieu là où il vit et là où il travaille. Ainsi tout chrétien sur sa place de travail, est ministre au service du Tout-Puissant. Le service de Dieu n’est pas restreint aux réunions d’église ou à la vie de famille. Le règne de Dieu — c’est-à-dire là où sa volonté s’exerce réellement — pénètre tout, y compris la sphère professionnelle. Même si le monde du travail n’obéit de loin pas aux principes du Royaume de Dieu, (dans son atmosphère, ses manières de faire, ses buts) cela ne veut pas dire que Dieu abandonne ce monde au mal, ni que ses enfants qui y travaillent n’y ont pas un rôle particulier à jouer. Les
nouveaux prêtres surmontent le dualisme Et l’Eglise a largement suivi ce chemin, en particulier en se coupant de la vie réelle en dehors de ses murs et en se concentrant sur ses bâtiments, sur son clergé et sur ses rencontres « obligées », bref sur tout ce qui avait été aboli en Jésus, le nouveau temple relocalisé au ciel. Ceci rend évidemment très difficile la valorisation du ministère de chaque chrétien « les six autres jours » quand il travaille ou vit en famille. D’ailleurs rares et maigres sont les pistes données le septième jour dans les lieux de culte pour vivre comme chrétien dans son travail le reste de la semaine.
Alors dans la mentalité de beaucoup, le séculier et la foi forment des compartiments étanches. Ils forment comme un couple qui ne se parle plus. Chacun vit dans son monde, séparé de l’autre. Alors, qui s’étonne si l’on branche la foi et qu’on débranche la profession dès qu’on entre dans une réunion d’église, et qu’on débranche la foi dès qu’on exerce sa profession ? On ne sait plus faire les deux choses ensemble. Prier et exercer sa profession : pas de rapport. Or, le prêtre est un homme ou une femme de l’interface ou de la connexion. Dieu l’appelle à être le pont entre les réalités de la foi et celles du travail, entre le sacré et le profane, entre le spirituel et le matériel. On peut distinguer quatre aspects de cet appel : 1. Vivre dans la présence de Dieu au quotidien 2. Exercer un ministère de bénédiction 3. Créer des ponts entre les réalités terrestres et célestes rôle de médiation 4. Vivre et dire la vérité Nous traiterons ici seulement du premier aspect. Vivre la présence de Dieu au quotidien 1.
Dieu est là 2.
Le rayon d’action du Seigneur ressuscité 3.
Vision trinitaire du travail La réponse est mille fois oui ! De deux manières, par le fruit de l’Esprit et par les dons qui viennent de Dieu. 1. Le royaume Dieu se rend visible quand le caractère de Dieu est démontré par la vie de ses serviteurs. Or le caractère de Jésus, à l’image du Père, est formé en nous par le Saint Esprit et se nomme « fruit de l’Esprit » (Gal 5.22). Nos collègues de travail peuventils goûter au fruit que nous portons sur le lieu du travail ? Peuvent-ils expérimenter en notre présence quelque chose de l’amour, de la joie, de la paix qui viennent du ciel ? Mettonsnous une priorité à devenir des disciples de Jésus sur le lieu du travail ? Avons-nous, comme il arrive à certains, à vivre deux conversions ? La première à Jésus dans la vie intérieure privée, la deuxième à Jésus dans la vie publique ? 2. En ce qui concerne les dons qui viennent de Dieu, ceux qui sont nommés dans la Bible sont à la fois naturels ou plus directement attribués au St-Esprit. Ils sont mentionnés dans le contexte de la communauté rassemblée. L’église a redécouvert ces dernières décennies la diversité des dons spirituels (1 Cor 12, Rom 12 Eph 4), mais toujours dans le cadre limité des réunions d’église ou entre chrétiens. Et l’extérieur alors ? L’église n’est-elle pas l’Eglise pendant les sept jours de la semaine, lorsqu’elle est dispersée et non plus rassemblée ? Les dons de l’Esprit sont-ils désactivés dès lors que l’on sort des bâtiments d’église ? Mais alors, comment l’amour tout simple et le témoignage seraient-ils possibles ? Et pourquoi serionsnous seulement dans les dons naturels au travail et seulement dans les dons spirituels « à l’église » ? 4
. Mon témoignage d’enseignant 5.
Quelques pistes pratiques Et au niveau du caractère ? Ce n’est pas toujours facile de pratiquer la justice du Royaume de Dieu. Par exemple, sur ma place de travail d’enseignant cela consiste à ne pas cacher ses propres erreurs et à les reconnaître publiquement ; ne pas faire de préférences et aimer les étudiants, qu’ils soient bons ou mauvais ; voir la personne avant de voir sa prestation ; tenir bon face aux chantages, aux pressions ; mettre des limites claires et s’y tenir (pour la discipline et les prestations) ; ne jamais se moquer, ni mépriser, ni utiliser les autres ; respecter l’autorité sans devenir passif ni silencieux ; ne jamais tromper sur des questions d’argent. Oui, Dieu nous appelle à être les mêmes « à l’église » et au travail. Cela se nomme l’intégrité. Nous sommes ses serviteurs en tout lieu, tous à plein-temps, hommes et femmes, nouveaux prêtres de Jésus.
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LE LIEN DES CELLULES DE PRIERE |
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