TEMOIGNAGE

T1-206

La prière fervente

Carlo Brugnoli


 

Lors de mon second séjour en Côte d’Ivoire, j’habitais M’Pouto, petit village situé à quelques kilomètres d’Abidjan. À l’époque, cette base pionnière de JEM était la seule de toute l’Afrique occidentale, et nous n’étions que six équipiers. Le travail était varié: menuiserie, jardinage, plomberie, et quelques activités "spirituelles", mais l’évangélisation me manquait terriblement.

Un lundi matin, je criai au Seigneur, lui disant mon désir de servir fidèlement et humblement dans toutes les obligations matérielles, mais demandant avec ferveur qu’il m’accorde le privilège d’amener une personne à Christ au cours de la semaine.

Deux jours plus tard, alors que nous nous rendions à l’aéroport pour accueillir un visiteur, un enfant de neuf ou dix ans commença à me harceler, dans le hall d’arrivée, pour cirer mes chaussures. Je n’avais ni les moyens, ni l’intention de le laisser faire, mais il ne voulait rien entendre et, muni de son attirail, il me suivait comme mon ombre. Il y avait là probablement des centaines de personnes de toutes sortes de nationalité, mais il avait choisi mes chaussures et aucune autre. Finalement, me souvenant de ma prière, je me demandai si cet enfant ne m’était pas envoyé par Dieu. Une brève conversation avec lui me le confirma: il était plus que désireux de confier sa vie à Christ! C’est donc dans une atmosphère climatisée, et dans les confortables fauteuils de l’aéroport d’Abidjan, que Dieu m’utilisa pour être témoin de la décision de ce jeune garçon.

Le lundi suivant je refis la même prière. Aucune activité d’évangélisation n’était prévue, mais mon désir d’amener quelqu’un à Christ primait sur tout le reste. Je ne demandai ni la santé, ni des finances, ni quoi que ce soit d’autre, me concentrant uniquement sur l’objectif principal: le salut d’un être humain…

Le mardi, un visiteur inconnu, âgé d’une vingtaine d’années, se présenta à notre porte. Selon la coutume de là-bas, il venait simplement nous saluer. Je lui rendis son "salut" en lui annonçant Jésus-Christ. Il le reçut personnellement lors du troisième entretien de la même semaine.

La semaine suivante, un alcoolique du village eut un songe… et vint spontanément nous trouver pour mettre sa vie en règle devant Dieu. La quatrième semaine, sa femme, à genoux aux côtés de son mari, donnait à son tour sa vie à Christ.


LE LIEN DES CELLULES DE PRIERE